Person of Interest – Saison 2

Mon revisionnage de la première saison de Person of Interest s’étant très bien passé, il n’y avait pas de raison que je m’arrête. J’ai donc poursuivi avec la deuxième saison.

On retrouve nos protagonistes dans une situation compliquée. Root a enlevé Finch et Reese se retrouve seul, essayant de comprendre comment la Machine transmettait des informations à Harold. Elle finit par se manifester, pas pour l’aider à retrouver Harold mais pour lui donner un nouveau numéro à surveiller.

John, toujours aussi diplomate lorsqu’il s’agit de causer.

Comme pour la première saison, j’avais le souvenir de quelques trucs mais dans l’ensemble j’ai redécouvert plein de choses. Y compris certains nouveaux personnages. En tout cas, c’est un plaisir de voir arriver Bear, chien fort sympathique qui devient le troisième membre de l’équipe et rend de menus services. Je ne savais plus si Sameen Shaw apparaissait à partir de la deuxième ou de la troisième saison, c’est dire si un certain nombre de choses étaient devenues floues dans mon esprit. En tout cas, j’ai eu grand plaisir à la retrouver, même si elle n’est là que de temps en temps. Enfin, j’avais totalement oublié l’existence de Leon Tao, insupportable fouteur de bazar qui apparait plusieurs fois dans cette saison.

On retrouve bien sûr les personnages qui avaient survécu à la première saison. J’apprécie de revoir Carter et Fusco, qui ont leur arc personnel. En particulier le second qui a une évolution vraiment plaisante à suivre, d’ancien flic pourri qui essaie de revenir vers la lumière – et ça n’est pas simple. Certains antagonistes sont toujours dans le paysage, HR continue de souffler dans la nuque de Fusco. Et Elias est toujours présent et intervient par moment, avec toujours une relation ambivalente avec Reese et Finch.

Si Root vous sourit au restaurant, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.

Cette saison conserve une dose d’épisodes « standalone » où l’on voit nos héros gérer un sauvetage, avec encore quelques propositions intéressantes. Plusieurs numéros en même temps, personnage qui est à la victime et meurtrier potentiel, numéro utilisé par quelqu’un alors qu’en principe la personne est morte depuis des années, personnages coincés par une tempête, etc. Ce dernier épisode est très probablement une référence à l’ouragan Sandy qui a frappé la région new-yorkaise à l’automne 2022, les séries américaines ayant l’habitude de rejouer dans la fiction des événements locaux marquants. Certaines de ces « missions » sont l’occasion de revoir passer Zoe Morgan, qui a toujours l’air de s’amuser un peu quand elle croise John et Harold.

On a aussi toute une série d’épisodes qui s’occupent de l’intrigue de fond de cette saison, avec quelques surprises sur les personnages impliqués. On voit aussi l’entrée en scène d’un antagoniste destiné à durer dans la série. Les éléments de cette grande histoire s’imbriquent assez bien avec ceux des intrigues « locales » des épisodes. On voit certains soucis revenir frapper à la porte de Reese, notamment du fait d’un agent du FBI qui colle un peu aux dents. La saison se permet aussi plusieurs fins avec un minimum de cliffhanger, qui pousse un poil à accélérer le visionnage des épisodes.

John en américain moyen. Pur rôle de composition.

Si l’on revoit encore un peu le passé de Reese, on explore pas mal celui de Finch. On voit notamment comment se développe sa relation avec Grace et comment elle s’interrompt de façon brusque. Mais surtout, on continue de voir sa relation avec Nathan Ingram et le développement de la Machine. J’ai beaucoup aimé revoir ces moments où Harold essaie d’apprendre à la machine à anticiper les choses et à analyser les gens, tout en essayant de lui imposer certaines limites. J’ai aussi apprécié de revoir les divergences avec Nathan et puis on finit par savoir ce qu’il est advenu de ce dernier ainsi que l’origine de la démarche de Finch. C’était vraiment très satisfaisant de revenir sur tous ces points.

Cette saison est aussi l’occasion de voir les personnages s’essayer à quelques nouveautés. Finch qui doit s’occuper de la partie opération en l’absence de Reese. Ce dernier qui essaye de communiquer avec la Machine en l’absence du premier. Ou bien Reese se faisant passé pour le match d’une application de rencontre. Bref, il y a des situations amusantes et plaisantes à voir.

Parfois, Harold et John doivent travailler tous les deux sous couverture.

On continue aussi de voir le point de vue de la Machine, qui entend et voit beaucoup de choses, tant dans le présent que dans le passé. On voit aussi de petites évolutions dans sa perception dans la seconde moitié de la saison, du fait de certains événements. Enfin, j’ai l’impression qu’en une ou deux occasions son tri entre « relevant » et « irrelevant » n’est peut-être pas tout à fait clair. S’agit-il d’un trou dans la raquette scénaristique ou bien de la manifestation d’une volonté de la Machine a ne pas suivre certaines instructions ? Je trouve que la deuxième explication n’est pas forcément improbable.

La fin de cette deuxième saison est l’occasion d’une belle convergence entre les personnages. Des gens se dévoilent, les personnages prennent conscience de certains enjeux. Et on a quelques surprises et retournements de situation assez savoureux.

Sameen et Root, le début d’une relation « chaleureuse ».

Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir cette saison. Notamment à redécouvrir tout ce que j’avais oublié mais aussi à retrouver tout ce dont je me souvenais. La série s’amuse toujours avec ses petits sauvetages de la semaine mais l’intrigue de fond d’une autre ampleur est bien là et avance. De plus, l’entrée en scène d’un nouvel antagoniste amène quelques billes qui vont bien servir pour la suite, notamment sur le questionnement de la surveillance de masse. Je trouve que dans l’ensemble les personnages sont toujours aussi bien écrits et joués, c’est vraiment un plaisir de les voir mis en scène. L’entrée en scène de Sameen Shaw est un vrai bonheur et j’adore toujours autant les apparitions de Root, notamment pour sa vision personnelle de la Machine.

Tout cela fait que, bien évidemment, je ne vais pas trop tarder à me lancer dans le revisionnage de la troisième saison.

Harold et Grace. *soupir*

Person of Interest – Saison 2
Série américaine tournée en anglais
22 épisodes de 40 minutes en moyenne

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