Le premier volume du run de Ram V sur Catwoman m’avait beaucoup plus. Passons donc au deuxième, un tome avec un titre biblique et qui reprend les numéros 29 à 32, plus l’Annual 2021.
Au début de ce volume, on retrouve une Selina Kyle dirigeant sa bande dans la zone d’Alleytown, lorsqu’elle reçoit un visiteur lui offrant quelques informations à propos d’une drogue croisée précédemment. La voleuse reprend l’enquête.
On part alors pour trois numéros dans lesquels on va croiser l’insupportable Nygma et où l’on aura un aperçu de Poison Ivy. On va aussi voir en action la Wight Witch déjà vu brièvement dans le quatrième volume de Batman Urban Legends. La distribution inclue aussi Cobblepot, le mystérieux Father Valley qui continue de préparer son plan contre Catwoman et l’insupportable Simon Saint. Enfin, on retrouve aussi Maggie et Shoes, que j’aime vraiment beaucoup voir évoluer.
Le long de son enquête, Selina va devoir tour à tour jouer les charmeuses en soirée hupée, s’introduire là où on ne l’attend pas pour prendre possession de ce que l’on ne veut pas perdre, jouer du poing, du pied et du fouet pour régler divers problèmes. Bref, c’est animé et assez varié. Visuellement, Fernando Blanco bosse toujours aussi bien, très bien aidé par la colorisation de Jordie Bellaire.
On fait ensuite une légère pause dans l’intrigue avec le quatrième numéro qui repart dans le passé de Selina. Ou plutôt les passés, puisque l’on voit plusieurs points de vue sur le sujet. J’ai trouvé ce numéro bien agencé, les différents récits livrant des aspects et des épisodes divers et apportant un éclairage sur la relation de plusieurs personnages avec Selina. On retrouve en particulier des choses venant de la troisième série Catwoman, pour ce qui concerne le passé de Maggie. Du côté des dessins, c’est Evan Cagle qui s’y colle et j’ai trouvé ça très beau, encore une fois avec Bellaire aux couleurs. Un régal pour les yeux.
Le dernier numéro est un annual centré sur les origines de Father Valley. On a donc notre dose d’Ordre de St. Dumas, puisqu’il s’agit bien évidemment du père de Jean-Paul Valley, alias Azraël. C’est assez prévisible et convenu et ça ne m’a pas plus enthousiasmé que ça. D’autant plus qu’on a trois dessinateurs qui se partagent le travail. Le principal intérêt réside dans les petits éléments au début et à la fin qui relient tout ça au reste de l’intrigue.
J’aime bien le titre qui a été choisi pour ce volume, qui est non seulement une référence biblique (« quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi », Psaumes 23:4) ce qui colle bien avec les délires de l’Ordre de St. Dumas, mais c’est aussi une allusion au personnage de Father Valley.
Du côté des couvertures, on en a deux tout à fait sympathique par Joëlle Jones et deux autres très cool par Robson Rocha. Par contre, je n’aime pas celle de l’Annual, par Kyle Hotz. Du côté des couvertures variants, on a de belles productions de Jenny Frison, dont celle qui sert de couvertures à ce volume.
Voici donc un volume que j’ai eu plaisir à lire. J’apprécie de voir comment Ram V met en scène son intrigue et ce qu’il fait de Selina. Tout ça étant servi dans l’ensemble par des dessins qui font plaisir à voir. Il n’y a guère que l’annual que je trouve un peu en dessous, mais rien qui ne gène vraiment. On va voir au prochain volume comment le scénariste termine son run sur cette série.

Catwoman – volume 5 – Valley of the Shadow of Death
écrit par Ram V
dessiné par Fernando Blanco, Evan Cagle, Kyle Hotz & Juan Ferreyra
colorisé par Jordie Bellaire & David Baron
lettré par Tom Napolitano
éditions DC Comics
151 pages