Après un premier volume pas trop mal, même s’il y a des défauts, je continue ma relecture de la deuxième série Detective Comics, toujours dirigée par Tony S. Daniel. Ce deuxième volume contient les numéros 8 à 12, ainsi que le 0 et le premier Annual.
On commence par un épisode où Scarecrow fiche le bazar et où l’on croise le fils d’Hugo Strange. Ensuite, on part vers l’asile d’Arkham, en plein bordel puisque c’est le numéro crossover du petit événement Night of the Owls. Toutes les séries centrées à Gotham y avaient eu droit, celle-ci n’y a donc pas échappé. Les tueurs de la Cour des Hiboux débarquent donc dans l’asile et on a plein d’habitués qui font une apparition. Et Jeremiah Arkham est une bonne tête à claque.
On part ensuite sur une intrigue en trois numéros, qui commence par un braquage mené par des hommes déguisés en Batman. On va y recroiser Mr. Toxic, personnage introduit dans le précédent volume. On va justement en savoir plus sur le bonhomme et sur sa nature particulière. C’est plutôt bien de ce côté. Par contre, la conclusion de l’intrigue se fait un peu dans le bazar. On en profite aussi pour dire au revoir à Charlotte Rivers et c’est un personnage que je ne vais pas regretter.
On passe ensuite au premier Annual de la série. Celui-ci propose une histoire indépendante, centrée sur une opposition entre Black Mask et Mad Hatter, avec la False Face Society associée à tout ça. Et ça fonctionne pas mal. La majorité des récits en rapport avec Batman sont du type « Batman vs Méchant » mais de temps en temps ça change d’avoir une histoire dans laquelle on voit aussi des oppositions entre méchants.
On retrouve ensuite le numéro 0 de la série. L’éditeur a collé le même mois un numéro 0 pour chaque série, contenant généralement une histoire revenant aux origines du ou des personnages concernés. On a ici deux histoires. D’abord The Final Lesson, où l’on replonge dans l’époque pré-Batman où Bruce s’entraîne dans l’Himalaya, avec un vieux maître, une jeune femme, etc. C’est assez classique mais ça fonctionne et ça introduit le personnage de Mio que l’on reverra brièvement par la suite (et pas franchement bien utilisée à mon goût). La deuxième histoire, plus courte, est The Long Wait, centrée sur Alfred qui garde le manoir en attendant d’avoir une preuve de vie de la part d’un Bruce parti faire le tour du monde depuis longtemps. On y croise un casse-pied représentant la famille Kane qui souhaiterait prendre le contrôle des biens de Bruce. C’est plutôt plaisant à lire. Notons que la première partie est scénarisée par Gregg Hurwitz et la seconde par James Tynion IV.
Enfin, la pagination de la série à cette époque incluait aussi une backup story dans chaque numéro, généralement de huit pages. On en trouve ici cinq regroupées et formant un récit centré sur Two-Face, avec un peu de Bullock par moment. C’est assez bien fichu.
Du côté des dessins, on retrouve Tony S. Daniel, du moins au début et c’est plutôt agréable à voir, notamment dans les moments d’action. Au troisième numéro on passe à Ed Benes, puis à Julio Ferreira et Eduardo Pansica dans le quatrième. C’est légèrement différent mais ça fait le boulot. Au cinquième épisode, on revient à Daniel et j’ai trouvé que ça n’était pas fantastique par moment. Je ne sais pas trop si ça le dessinateur avait un peu moins de temps ou bien si le changement d’encreur y est pour quelque chose, puisque Sandu Florea qui s’occupe d’habitude d’encrer les planches de Daniel est remplacé par Richard Friend. Sur l’Annual, sans surprise les crayons passent d’en d’autres mains. Ce type de numéro paraissant en plus du numéro mensuel habituel, il n’est habituel d’y voir d’autres artistes s’exprimer. Ici, c’est donc Romano Molenaar et Pere Perez qui se partagent les trente-huit planches de l’épisode. J’ai trouvé ça plutôt ordinaire, avec une légère préférence pour le premier. Daniel revient une dernière fois dans la première partie du numéro 0, c’est plutôt bien, et cet épisode se termine avec des dessins de Henrik Jonsson qui fonctionne assez bien. Enfin, la backup story sur Two Face est dessinée par Szymon Kudranski, avec un style différent et une ambiance vraiment sombre du côté des couleurs mais qui va très bien avec le récit.
La relecture de ce volume s’est donc passée tranquillement. Je n’en avais pas gardé grand souvenir donc j’ai quasiment tout redécouvert. Dans l’ensemble, je trouve que Tony S. Daniel est bien meilleur dessinateur que scénariste et la suite de la série va changer d’auteur. Un peu le même schéma que sur la série Batman The Dark Knight en fin de compte.

Batman – Detective Comics – volume 2 – Scare Tactics
écrit par Tony S. Daniel, Gregg Hurwitz & James Tynion IV
dessiné par Tony S. Daniel, Joel Gomez, Ed Benes, Julio Ferreira, Eduardo Pansica, Romano Molenaar, Pere Perez, Henrik Jonsson & Szymon Kudranski
encré par Sandu Florea, Rob Hunter, Eber Ferreira & Richard Friend
colorisé par Tomeu Morey, John Kalisz & Andrew Dalhouse
lettré par Jared K. Fletcher, Dezi Sienty & Dave Sharpe
éditions DC Comics
230 pages