Nous voici arrivé au sixième et dernier volume du run de Brian Azzarello sur la série Wonder Woman. Voyons un peu comment l’auteur conclu son intrigue avec tout son bazar autour des divinités de l’Olympe. Ce volume reprend les numéros 30 à 35 de la série (quatrième du nom), ainsi qu’une histoire extraite du numéro 6 de la série Secret Origins.
L’affrontement final avec le First Born s’approche et tout le monde se prépare : divinités, amazones et simples humains. Diane a fort à faire pour mériter l’allégeance et l’obéissance de ses sœurs, certaines étant gênées par la présence d’un humain de sexe masculin, fut-il un simple bébé. Du côté des olympiens, on fait le compte de ceux qui sont encore dans le circuit et Poséidon et Hadès ont encore des ambitions qu’ils espèrent réaliser.
On a une bonne dose d’affrontements et de baston, sans que ça parte non plus dans tous les sens, le récit restant bien lisible à ce niveau. Fin de run et d’intrigue, on a bien sûr quelques révélations et retournements de situation. Certaines divinités trouvent leur place dans un nouvel ordre divin. De son côté, Diana continue de peser sa part d’amazone, d’héroïne et de déesse.
Du côté dessin, Sudžuka s’occupe des trois premiers numéros et Chiang des trois derniers. On voit toujours une légère différence entre les deux, mais le premier ne démérite pas. Y a des choses plutôt sympathiques à voir. Du côté couvertures, c’est toujours Chiang qui s’en occupe, avec encore des choses bien faites.
Ce dernier volume contient aussi une histoire, en douze planches, extraite du numéro 6 de la série Secret Origins, une petite série dont chaque numéro racontait à nouveau l’origine de trois personnages différents. Wonder Woman a bien sûr fait partie du lot. C’est franchement un peu quelconque, comme tout le reste de cette série, si l’on connait un peu les personnages concernés. Et dans le cas de la reprise de ce volume, c’est d’autant plus accessoire que l’origine de Diana est un élément important du run d’Azzarello. Ceci dit, c’est dessiné par Sudžuka dans un style un peu différent qui rend pas mal. Et le placement à la fin du volume est assez logique vu un ou deux éléments évoqués dans ce récit.
Le volume contient aussi quelques croquis de personnages par Cliff Chiang ainsi que des croquis de couverture. C’est toujours agréable à voir.
La relecture de ce run et de sa fin a été un vrai plaisir. Un poil teinté de déception du côté graphique car si je me souvenais que Chiang bossait en alternance avec d’autres artistes, ma mémoire avait oublié que les passages dessinés par Atkins n’était pas terribles. Ou alors je m’en étais pas rendu compte à l’époque, notamment du fait que je lisais ça par numéro, mensuellement. Bref, mis à par cet écueil, j’apprécie vraiment cette série. Azzarello a fait un choix différent sur l’origine du personnage et a choisi une orientation mythologique du récit qui me plait bien. On aura eu tout un run avec quasiment aucune connexion avec le reste de l’univers DC et c’est une bonne chose que tout ne soit pas relié en permanence. Cette quatrième itération de la série Wonder Woman se poursuit ensuite, jusqu’au cinquante-deuxième numéro et la fin des New 52, mais je n’ai aucune intention de relire cette partie. J’en garde un très mauvais souvenir, et je sais que je suis loin d’être le seul. Meredith Finch, qui écrit le scénario, ne restera pas positivement dans les mémoires pour son run sur le personnage. Preuve qu’être une femme ne suffit pas pour écrire correctement Wonder Woman. Par contre, j’ai en stock le premier volume de DC Finest consacré au run de Gail Simone sur l’itération précédente de la série, qui a bonne réputation. Je finirai donc bien par en parler ici.

Wonder Woman – volume 6 – Bones (Wonder Woman – tome 6 – La chute de l’Olympe)
écrit par Brian Azzarello
dessiné par Cliff Chiang & Goran Sudžuka
colorisé par Matt Wilson
lettré par Jared K. Fletcher
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
159 pages