Catwoman – Fear State, de Ram V & Nina Vakueva

Nous voici rendu au troisième et dernier volume du run de Ram V sur Catwoman. Les deux précédents tomes étaient pleinement satisfaisant, voyons un peu comme on termine ceci, avant de passer au run de Tini Howard.

Ce volume reprend les numéros 34 à 38 de la série. Et on démarre par une jolie scène entre Selina et Bruce, avant de passer aux choses sérieuses et à l’affrontement avec Father Valley. Mais ceci n’est qu’un prélude à l’intégration dans l’event Fear State, qui secoue la partie Gotham/Batverse de l’univers DC à ce moment-là. On n’échappe donc pas à une confrontation avec les Magristrates. J’avoue que j’ai une forte détestation des forces de sécurité privée et de leur usage en remplacement de la police. Surtout quand c’est avec une politique de type « on tire à vue pour tuer sur ce qui nous dérange ». Bref, ça fait une menace que j’ai fortement envie de voir se prendre des pains dans la tronche. Et heureusement que Catwoman n’est pas seule pour leur faire face. Là, mention spéciale à Harley Quinn, qui sait apporter une touche d’humour dans des situations un peu tendues. Et vu qu’il à nouveau question de Poison Ivy, qui est dans un état un peu particulier, la présence d’Harley est doublement bienvenue. On a bien sûr un joli lot de guest pas trop mal utilisées.

Il y a un prix à payer quand on joue un peu trop avec certaines choses. Et comme dans le run précédent, ça ne loupe pas et Selina doit faire face à certaines conséquences. On retrouve aussi la mécanique d’arnaque que le scénariste détaille aussi dans l’interlude de son Gotham Nocturne. Tout ça se clot dans le pénultième épisode, le dernier faisant un peu office d’épilogue, avec encore une belle démonstration des talents de Catwoman.

Graphiquement, c’est varié et intéressant. On a d’abord Fernando Blanco pour un dernier numéro. J’apprécie toujours autant ce qu’il fait, en particulier quand il ressort la vision onirique avec le tigre, que je trouve de toute beauté. Les trois numéros Fear State sont assurés par Nina Vakueva, assistée de Laura Braga et Geraldo Borges. J’aime le style de Vakueva et je trouve un petit peu dommage les ruptures de style dans ces numéros. Pour le dernier épisode, c’est Caspar Wijngaard qui s’y colle, en assurant aussi la colorisation, et j’adore. Je trouve que ça colle parfaitement à l’ambiance.

Du côté des couvertures, on a Yannick Paquette sur les cinq numéros. Il fait du Paquette, faut aimer, mais je trouve la dernière vraiment réussi. Pour les variants, c’est bien sûr Jenny Frison qui œuvre encore avec une belle réussite.

C’est donc une fin de run qui m’aura bien plu. Je suis content de ce que Ram V a fait avec le personnage. Visuellement il y a eu de bonnes choses, agréables à voir. Par contre, il y a un truc que je n’ai pas compris dans la politique éditoriale de DC : pourquoi ne pas avoir repris dans ces volumes le numéro 33 ? Son intrigue est bien reliée au reste et il n’y a donc pas vraiment de raison de l’exclure. Le récit se lit quand même sans trop de soucis malgré cette absence, mais c’est tout de même dommage. En tout cas, je vais pouvoir maintenant passer à une relecture du run de Tini Howard.

Catwoman – volume 6 – Fear State
écrit par Ram V
dessiné par Nina Vakueva, Fernando Blanco, Laura Braga, Geraldo Borges & Caspar Wijngaard
colorisé par Jordie Bellaire
lettré par Tom Napolitano
éditions DC Comics
135 pages

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