Resonance

On n’est jamais en panne de point-and-click, donc nous avons récemment joué à Resonance, petit jeu édité par le studio qui s’occupe aussi de la franchise Blackwell. Voyons donc ce que cela raconte.

Après une petite vidéo d’intro pas du tout anxiogène (des attaques d’origine inconnue un peu partout sur la planète), on revient en arrière de quelques jours. Ed est l’assistant du professeur Morales et ce dernier l’appelle, fort tôt le dimanche matin, pour qu’il le rejoigne à son laboratoire. Chemin faisant, Ed croise une jeune femme, Anna, dans le métro, avant que ce dernier ne tombe en panne de courant en plein milieu d’un tunnel.

Le métro, ça fait toujours autant rêver.

Si l’on démarre le jeu avec Ed, on va petit à petit incarner d’autres personnages. Quatre en tout, avec des profils variés et chacun son fil narratif, qui va assez rapidement croiser celui des autres. J’ai trouvé que c’était relativement équilibré de ce côté et j’ai moins eu la sensation de crouler sous les protagonistes que dans Thimbelweed Park. Le seul petit défaut que j’ai trouvé de ce côté concerne les déplacements groupés que l’on réalise plus tard dans le jeu et qui sont parfois un peu fastidieux.

Du côté de l’intrigue, ça marche assez bien. On part d’une situation assez classique, avec ce petit aperçu du futur proche avant de revenir au commencement des choses. Les différents fils narratifs sont assez bien faits et certains éléments se complètement et se dévoilent petit à petit. Il y a un certain effort dans l’écriture de certains protagonistes.

Du côté de la mécanique de jeu, on est sur du point-and-click assez usuel, avec un petit ajout : la possibilité d’ajouter des éléments dans une mémoire à court terme que l’on peut ensuite utiliser pour insérer des sujets dans les conversations. C’est un procédé dont on devra faire usage à quelques occasions pour obtenir des informations ou résoudre certains problèmes. C’est plutôt bien vu et ça donne une impression de liberté dans les discussions qu’on a.

En parlant de rêver, on a droit à une petite dose « séquence cauchemar d’enfance ».

En ce qui concerne la difficulté, on s’en est sorti sans devoir trop chercher de l’aide. Les possibilités de combinaison ou d’usage d’objets ne sont pas infinies mais on a quand même quelques phase du jeu où il faut choisir le bon personnage pour réaliser la bonne action au bon endroit, ce qui demande parfois quelques essais avant de capter ce que l’on attend de nous.

Pour ce qui est des graphismes, on est sur du pixelart, qui semble d’ailleurs la norme dans la plupart des productions de l’éditeur. C’est quelque chose que j’aime bien et ça passe sans soucis.

Voici donc un point-and-click avec lequel nous aurons passé un bon moment. Notamment grâce aux personnages et à leurs interactions. En tout, nous y avons consacré environ sept heures et demi, en explorant bien toutes les options de dialogue et tout ce qui est cliquable. C’est donc une bonne pioche.

Le détective Bennett ne vit pas sa meilleure vie. Et ce n’est que le début des soucis pour lui.

Resonance
développé par XII Games
édité par Wadjet Eye Games
disponible sur Windows, OS X, Linux

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