Everspace

Dans un passé qui me semble maintenant assez lointain, j’ai beaucoup joué à des jeux de combat spatial, notamment les séries X-Wing et Wing Commander. Puis je me suis éloigné du genre, principalement après avoir terminé X-Wing Alliance, Freespace 2 et Freelancer. A plusieurs reprises, j’ai tenté de replonger un peu dans le genre, en testant différent jeux, mais rien qui ne m’ai convaincu d’aller au-delà de deux ou trois heures. Jusqu’à ce que je finisse par tomber sur Everspace.

Après une rapide introduction où l’on se voit fuir un endroit inconnu aux commandes d’un vaisseau, le jeu nous laisse nous débrouiller avec notre petit engin spatial. Nous ne savons pas qui nous sommes, ni où nous allons, ni pourquoi. Tout au plus est-on guidé par une IA. On doit traverser l’une après l’autre différentes zones, pour arriver au bout d’un secteur et ensuite passer au secteur suivant, traverser ses zones une à une et rebelote.

Qui dit carburant, dit raffinerie, dit BOOM si on tire dessus.

Le jeu étant un rogue-like, on meurt assez rapidement et on se retrouve à la case départ. Le jeu nous propose une explication à base de clone et on repart pour un tour. Au cours de chaque tentative, on peut acquérir des ressources et des améliorations, dont une partie est temporaire et l’autre permet d’améliorer notre engin et nos capacités pour la tentative suivante. La mécanique est assez classique et j’ai trouvé que ça fonctionne plutôt bien de ce côté.

L’intrigue se dévoile petit à petit, au fur et à mesure que l’on avance à travers les secteurs. Là aussi, l’histoire qu’on nous raconte est assez classique mais je l’ai apprécié. L’univers dans lequel on évolue se dévoile aussi petit à petit. On croise des stations de ravitaillement, un semblant de police de l’espace, des bandes de brigands de toute sorte et une espèce extra-terrestre qui semble bien déterminée à nous faire la peau. D’ailleurs, si l’on traine trop longtemps dans une zone, on se fait invariablement rattrapé par des vaisseaux de cette espèce.

Le tableau classique des améliorations : armure, carburant, vitesse, etc.

Les zones visitées sont assez variées. Certaines sont noyées dans le gaz d’une nébuleuse, d’autres exposées à des soleils pouvant endommager notre vaisseau. Les astéroïdes sont présents en nombre plus ou moins important. Bref, l’environnement dans lequel on évolue n’est pas trop monotone. Les zones visitées sont aussi plus ou moins dangereuses. Au début de chaque secteur, on a une carte nous montrant les enchaînements possibles entre les zones le constituant. A nous de faire le choix – et le pari – des zones à traverser. Certaines contiennent des défis supplémentaires pour pouvoir les quitter, comme le fait qu’un brouilleur soit présent et nous empêche de sauter à la zone suivante tant qu’il n’est pas neutralisé. En avançant suffisamment dans le jeu, on découvrira aussi les restes d’une ancienne civilisation spatiopérégrine disparue où l’on pourra éventuellement récupérer quelques améliorations très intéressantes – moyennant la réussite de défi plus relevés. Enfin, notons que les secteurs et zones sont générés aléatoirement à chaque nouvelle tentative, il est donc impossible de reproduire un parcours précédent.

Le soleil n’est pas couchant mais c’est beau quand même.

On doit aussi gérer quelques ressources au fil de chaque tentative, car les sauts d’une zone à l’autre ne sont pas gratuits et consomment du carburant. Il est donc impératif soit d’en récolter sur les carcasses des adversaires abattus, soit d’en acheter dans des stations-services. Le vaisseau pouvant encaisser un certain nombre de dommage, il est aussi possible de le réparer à l’aide de nanobots ou en payant en station-service.

Du côté du pilotage du vaisseau, j’ai eu le plaisir de découvrir que l’engin que l’on dirige ne se comporte pas comme un avion, comme dans la plupart des jeux de combat spatial auquel j’ai joué : si l’on coupe la propulsion, on peut tourner sur soi-même et se retrouver à se déplacer en « marche arrière », ce qui est bien pratique pour s’occuper d’un vaisseau vous canardant de cette direction. On peut aussi effectuer des déplacements latéraux (gauche, droite, haut et bas) qui correspondent bien à des poussées latérales. Si cela m’a déstabilisé un tout petit peu au début, j’ai ensuite appris à bien exploiter ces modes de déplacement et j’y ai pris plaisir.

La colorimétrie varie d’un système à l’autre.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce jeu. L’intrigue ne m’a pas vraiment intéressé au début, notamment du fait qu’on en sait vraiment très peu, mais j’ai commencé à y prêter un peu attention au fur et à mesure de son dévoilement. L’univers est assez standard et m’a bien suffit pour ce que je faisais avec ce jeu. La difficulté normale m’a donné assez de fil à retordre pour que je doive m’investir un minimum dans le jeu, sans pour autant m’en dégouter (j’ai un seul de tolérance pas forcément très élevé du côté « die and retry »). Visuellement, j’ai trouvé ça plaisant à voir et je me suis pas mal amusé aux commandes de mes différents vaisseaux, en profitant bien des différents types de mouvement qu’ils proposent.

En tout, j’ai passé une bonne quarantaine d’heures sur ce jeu. Ce dernier possède une extension, Encounters, que je n’ai pas eu l’occasion de tester. J’hésite encore entre m’y lancer ou bien de plonger directement dans la suite Everspace 2, qui semble avoir pas mal développé l’intrigue et les personnages.

L’espace c’est beau, mais pas toujours paisible.

Everspace
développé par Rockfish Games
édité par Rockfish Games
disponible sur Windows, MacOS, Linux, XBox One / X|S, PS4, Switch

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