Nous voici arrivé au dernier volume de cette série anthologique centré sur Batman et Gotham. Voyons un peu ce que valent les dernières histoires reprises dans ce recueil.
On commence avec I… Batman. Une histoire d’une trentaine de planches dans laquelle un mystérieux individu collecte des éléments liés à Batman pour produire sa propre version de l’homme chauve-souris. Ce dernier va finir confronté à sa copie. Ça fonctionne assez bien, avec l’un de ses méchants tournant à l’obsession et qui n’a pas forcément compris ce qu’il tente de copier.
On pense ensuite à Ashes to Ashes où Batman s’intéresse à une affaire d’incendies mortels. La trentaine de planches du récit permet de prendre le temps de développer un peu l’intrigue, avec une affaire sordide et tragique. On a un Batman qui s’intéresse aux victimes et au meurtrier et qui essaient de comprendre pourquoi et comment il réagirait à sa place. Avec aussi quelques petits trucs sur ce qu’il symbolise. J’ai trouvé ça bien.
Après, vient Herded Limits pendant une trentaine de planches. On y croise Edward Nigma dont on se demande s’il doit être envoyé en prison ou à l’asile, Batman ayant fait échouer son dernier mauvais coup en date. Une psychiatre est donc là pour essayer de proposer son opinion à la justice. Nigma ne reste pas indéfiniment derrière les barreau, Bruce Wayne s’intéresse à la psy, Batman s’occupe de Nigma, etc. Bref, c’est plutôt bien fait et j’ai bien aimé le petit cercle qui nous ramène plus ou moins à la case départ.
Toujours trente planches pour Nevermore, où un prisonnier qui se prend pour Edgar Allan Poe explique comment il a tué Batman et emmuré Catwoman. Ça joue pas mal avec différentes références à l’auteur et son œuvre et pas uniquement directement du fait de « Edgar ». Une histoire sympathique avec sa petite dose de retournement de situation.
On monte à quarante planches pour Hell’s Bells. Les locataires d’un immeuble sont tués les uns après les autres d’une façon étrange par un tueur inconnu. James Gordon essaie d’aider Batman à démêler l’écheveau et à comprendre qui est derrière tout ça… ou quoi. Cette histoire bascule un peu dans le fantastique. C’est pas mal même si j’ai trouvé étrangement que c’était presque trop long par moment, alors que l’intrigue est assez remplie, surtout vu le nombre de pages.
Enfin, on termine avec What Would Batman Do. Man-Bat, Killer Croc et Clayface viennent de s’évader d’Arkham. Batman n’étant pas disponible, Robin – dans sa version Dick Grayson – décide de s’en occuper. Et il n’est pas seul puisque Batgirl se fixe la même mission. On suit donc le duo essayer de se débrouiller en se demandant comment opère leur mentor face à chaque menace. C’est très sympathique, les personnages sont bien écrits et ça remplit bien sa vingtaine de planches avec sa dose d’action, de surprise et d’humour.
Cette série anthologique aura été très plaisante à suivre. Les histoires sont un peu moins variées que dans Batman – Urban Legends, car elles sont plus souvent centrées sur Batman lui-même que sur le reste de la Batfamille. Mais c’est tout de même sympathique à lire.

Batman – Legends of the Dark Knight – 5
écrit par Aaron Lopresti, Doug Wagner, Marc Guggenheim, Ron Marz, Scott Kolins & J. Torres
dessiné par Aaron Lopresti, Matthew Dow Smith, Federico Dallocchio, Cully Hamner, Derec Donovan, Scott Kolins & Matthew Clark
encré par Wade Von Grawbadger
colorisé par Wendy Broome, Alejandro Sanchez, Rico Renzi, Dave McCaig, Ulises Arreola & Carrie Strachan
lettré par Saida Temofonte & Deron Bennett
éditions DC Comics
197 pages