Nous voici arrivé au quatrième et dernier volume de cette petite série consacrée à l’un des praticiens d’arts occultes les plus détestés de ses collègues. On reparlera un peu plus tard du bonhomme, mais occupons-nous d’abord d’en finir avec cette série.
On retrouve notre cher John Constantine en train de fuir dans les rues de Londres avec un vampire à ses trousses. Rien que bien inhabituel. Mais les problèmes vont rapidement s’accumuler et empirer. Et on part pour une intrigue en six épisodes.
Après le petit détour vers d’autres mythologies du volume précédent, on revient aux bons vieux démons et aux Enfers brulants. Mais pas parce qu’un démon a envie de faire payer une humiliation passée à Constantine. Le récit aborde ça par un autre angle mais pas d’inquiétude, John va s’y retrouver rapidement à pieds joints.
Comme on ne change pas une recette qui marche, enfin faut le dire vite, la résolution des problèmes des intrigues précédentes n’a pas été sans conséquence pour une partie de l’entourage de Constantine. Du côté de la distribution, le scénariste est allé pioché dans le reste de l’univers DC puisque notre magicien préféré va devoir faire équipe avec Huntress, dans sa version tueuse au service de l’Église. Ce qui va faire quelques étincelles. J’ai bien apprécié de voir resurgir un personnage créé dans la précédente série (Constantine – The Hellblazer).
Dans l’ensemble, j’ai aimé ce dernier arc. Cela fait du bien de voir régulièrement les enfers et leurs démons refaire un tour dans le circuit. La menace proposée a sa petite part d’originalité et permet de justifier la participation d’Huntress, car il est des problèmes que John n’est pas le plus apte à résoudre. On va bien sûr avoir notre dose de situations qui semblent sans issue, de paris improbables et de bluff qui n’en est peut-être pas. Et rien n’est jamais gratuit, tout se paie à un moment ou un autre.
Graphiquement, on est dans la lignée des précédents volumes. Ça se regarde sans déplaisir. Cependant, je dois avouer que je trouve à nouveau que le trait de Fabbri est un peu trop lisse. Surtout conjugué avec la palette de couleurs que l’on aura vu dans la majeure partie de la série. Je ne dis pas que Hellblazer doit forcément être dans des teintes sombres, mais je trouve que ça manquait peut-être un peu de nuance ici.
Du côté des couvertures, Seeley fait l’intégralité des couvertures ordinaires, avec plus ou moins d’inspiration. Les couv variantes sont toutes par Sean Phillips et si ça manque un peu d’originalité, on est bien dans la lignée du Hellblazer à l’ancienne.
Voici donc qui termine cette série. Dans l’ensemble, j’ai assez apprécié cette relecture, John Constantine étant assez bien mis en scène. Cependant, je trouve qu’on a presque affaire à deux mini-séries mises bout à bout, en particulier du fait de cette sensation de manque de fin sur la première moitié. Dans l’ensemble, j’avoue que je préfère plutôt la précédente série, d’autant plus que son style graphique me convenait mieux aussi.
Ce n’est pas la fin des aventures de John Constantine, puisqu’un peu plus d’un an plus tard l’éditeur nous proposa John Constantine – Hellblazer, mais j’en parlerai plus tard ici.

The Hellblazer – The Good Old Days
écrit par Tim Seeley
dessiné par Davide Fabbri
encré par Christian Dalla Vecchia
colorisé par Carrie Strachan
lettré par Sal Cipriano
éditions DC Comics
143 pages