Andor, saison 2

Après une première saison qui m’avait énormément plu et montré qu’il y avait encore moyen de faire des choses qui peuvent m’enthousiasmer dans l’univers Star Wars, il était évident que j’allais regarder la saison 2. Avec un peu d’appréhension, tant les douze premiers épisodes m’avaient impressionné, craignant que la suite ne soit pas à la hauteur.

On retrouve donc Cassian Andor un an après la fin de la première saison. Car cette seconde saison se donne pour objectif de couvrir les quatre années restantes jusqu’au début du film Rogue One. Elle est donc découpée en quatre arcs de trois épisodes, chacun séparé d’une année. Notre protagoniste montre tout de suite qu’il a déjà fait du chemin depuis les adieux à Ferrix. Et la suite ne va pas aller en descendant.

Dans quelle galère Andor est-il allé se fourrer ?

La première chose que je retrouve et qui me fait bien plaisir sur cette série, c’est qu’on a dépensé beaucoup de thunes pour la produire et ça se voit. Des décors en partie réels, des costumes, des figurants, des accessoires, de nouveaux lieux, etc. Le budget total de la série attendrait le niveau, un poil délirant, de six cents millions de dollars. Mais j’ai vraiment la sensation de voir où a été dépensé cet argent. Par exemple, dans chaque saison, on a quelques scènes qui doivent contenir plus de figurants que bien des films récents. Bref, il y a quantité de choses à voir et à apprécier.

Une nouvelle saison est une occasion de découvrir de nouveaux personnages. Si les personnages principaux de la série restent les mêmes que dans la première saison, on a tout de même pas mal de monde qui s’ajoute à la distribution. Car les personnages voyagent et voient du monde. Et il y a une chose déjà présente dans la précédente saison que je retrouve ici : le moindre personnage ayant ne serait-ce qu’une seule ligne de dialogue semble avoir été choisi avec soin. J’ai rarement vu une série où une telle proportion d’interprètes semble correspondre exactement au personnage qu’iel incarne. J’ai l’impression que tout le monde s’est mis au top et c’est bluffant. De plus, je trouve qu’il y a de nombreuses interactions que l’on peut décortiquer. Ainsi un simple regard de Vel sur Kleya arrive à faire passer un message précis, pour peu qu’on soit un minimum attentif. Tout comme le fait qu’un personnage en appelle soudainement un autre par son prénom, dans un contexte particulier, témoigne d’une probable relation de longue date entre les deux protagonistes. Et ainsi de suite.

On profite toujours un peu des mondanités de la haute société.

L’un des points qui m’a intéressé, c’est de voir comment des personnages très secondaires de la première saison, voire franchement anecdotiques, prennent de l’importance durant la seconde. Le temps passe, les gens évoluent et ceux qui étaient à des positions très subalternes peuvent vraiment gagner en importance. Et puis il y a Kleya, un personnage qui servait surtout de soutien à Luthen mais restait un peu dans son ombre jusqu’ici, qui cette fois va gagner sérieusement en grade et avoir droit à son lot de scènes vraiment marquantes. Quand je pense que son interprète, Elizabeth Dulau, a démarré sa carrière professionnelle avec la première saison de la série, je me dis qu’il y a des directrices de casting qui ont du flair.

De façon générale, j’ai vraiment la sensation que pour tous les interprètes de cette série, petits et grands, cette production restera l’un des grands moments de leurs carrières. Même pour quelqu’un avec une filmographie aussi riche que celle de Stellan Skarsgård.

Bix Caleen ne vivant pas sa meilleure vie.

Andor est une série très inspirée par l’histoire, notamment celle des révolutions et des luttes. Cette deuxième saison n’y déroge pas, puisqu’on y croise une simili conférence de Wannsee, une résistance qui rappelle celle en France pendant l’Occupation, une manifestation, etc. Certaines des inspirations historiques sont assez transparentes, mais il est aussi possible comme c’était le cas dans la première saison de voir des relations entre certaines choses que racontent la série et plusieurs situations historiques différentes à la fois. Et c’est là où ça prend un caractère un peu universel. Car si la série résonne très fort avec l’actualité, elle a pourtant été écrite il y a plusieurs années. Et je doute que ses créateurices avaient une intention prophétique. Je pense qu’on a là quelque chose d’assez similaire au dernier film Superman, où certains éléments de l’intrigue donnaient l’impression de répondre à l’actualité immédiate de la situation en Palestine. Pourtant, pour la même raison chronologique, ça ne peut pas être l’inspiration dans l’écriture de ces éléments. Si le film était sorti il y a cinq ans, dix ans ou cinquante ans, on aurait probablement trouvé dans l’actualité autre chose résonnant avec son contenu. C’est la même chose pour Andor : elle parle de choses fondamentales, elle touche à une certaine universalité qui ne peut que nous faire réagir quelque soit le contexte dans lequel on vit.

La première saison nous a proposé quelques scènes d’action marquantes, souvent bien amenées en terme de montée en tension. On a aussi notre dose dans cette deuxième saison, où chaque arc a droit à un minimum de choses en la matière. En particulier le troisième qui a vraiment deux grands moments de bravoure dans son deuxième et troisième épisodes. La grande scène de l’épisode huit a du demander beaucoup de travail, tant en préparation qu’en tournage, vu le nombre de figurants et la situation décrite. Et le résultat est vraiment à la hauteur. C’est prenant, on voit la catastrophe arriver, on sent la tension monter et quand ça finit par exploser on n’arrive plus à redescendre. Comme la plupart des productions Star Wars, Andor n’est pas une série qui donne la part belle au combat à mains nues… mais on finit quand même par avoir une belle séquence dans ce genre, avec une conclusion qui marque.

Mon Mothma ne vivant pas sa meilleure vie.

On avait aussi vu dans la précédente saison qu’il y avait plusieurs scènes très marquantes du fait de monologues tenus par certains personnages. On profite encore de quelques occasions de ce type, notamment sur la fin du troisième arc avec un discours qui sonne tellement bien et qui pourrait tellement illustrer le monde dans lequel la série est sortie que ça semble presque prophétique.

La saison est organisée en quatre arcs de trois épisodes chacun et séparés d’un an à chaque fois. Ainsi, on couvre les quatre années séparant la fin de la première saison du début du film Rogue One. Il semblerait que le plan initial de la production était de faire une saison complète par année, mais face à diverses contraintes, notamment le fait que cela ferait une durée de production particulièrement longue, le choix a été fait de raccourcir tout ça. Et je trouve que ce n’est pas plus mal. Certes, il y a des personnages ou éléments qui auraient pu mériter un peu plus de développement, mais je pense qu’on aurait vraiment couru le risque de finir avec des saisons qui s’étirent un peu trop, des répétitions, etc. Là on a quelque chose qui finalement est assez resserré et chaque arc représente un peu l’équivalent d’un film de durée moyenne, ce qui permet de bien les rythmer. Enfin, tout comme dans la première saison chaque arc explore quelques ambiances un peu particulières.

Fonctionnaire anonyme ne vivant pas sa meilleure vie.

Cette accélération de rythme permet aussi de bien voir les évolutions dans la mise en place de l’Alliance Rebelle. Au début de cette saison, on voit qu’il s’agit encore de toute une galaxie de mouvements disjoints, avec des idées différentes, beaucoup de problèmes d’organisation, etc. Beaucoup de choses ne s’apprennent que par l’échec et les survivants doivent en tirer les leçons. A la fin, c’est devenu un mouvement structuré, organisé, qui gère une communication publique officielle, etc. Et on constate qu’il n’est pas toujours facile pour des électrons libres comme Andor de s’intégrer dans une telle structure. J’ai trouvé cet aspect vraiment plaisant à voir. On voit aussi que la résistance à l’oppression ne se fait pas que par de grands discours et de belles actions d’éclat. Elle peut aussi s’exprimer par tout un tas de petits actes, qui semblent anecdotiques et sont parfois indiscernables d’une simple incompétence ou d’une maladresse pure. Pourtant, ces actions comptent aussi et on en a un ou deux très bons exemples dans la saison.

J’aime beaucoup les nouveaux environnements proposés. Chandrilla va très bien avec l’idée qu’on pouvait se faire de leur culture pour ce que l’on en apercevait dans la première saison. Coruscant est un peu plus visible et avec quelques environnements supplémentaires, dont un endroit qui donne presque l’impression de sortir de Blade Runner. On retrouve aussi un peu cette diversité que l’on avait dans la première saison en terme de diversité sociale des lieux et c’est agréable. Enfin, il y a Ghorman, une planète dont les ressources sont au centre d’une bonne partie de cette saison. Dans l’ensemble, elle est très inspirée par la France, avec aussi des touches d’autres inspirations européennes (Nord de l’Italie, Vienne, etc.), et là où y a un truc vraiment génial pour moi, c’est la langue locale. Car les Ghors parlent régulièrement dans leur langue. Une langue inventée par la production mais dont les phonèmes sont clairement tirés du français. Et pour maximiser l’effet, la plupart des personnages ghors sont interprétés par des français et des françaises, qui utilisent donc ces phonèmes avec de vraies intonations francophones. Tout ceci provoquait une impression vraiment perturbante pour mon cerveau. Car à chaque fois qu’un personnage s’exprimait dans cette langue, mon cerveau était persuadé d’entendre du français… mais sans jamais comprendre ce qui était dit. C’était une expérience surprenante et très plaisante.

Maman est là, ou Syril Karn ne vivant pas sa meilleure vie.

Parmi les nombreuses choses que j’avais apprécié dans la première saison et que l’on retrouve pleinement dans la seconde, ce sont les relations familiales et la vie de couple. Un sujet assez absent des productions ciné et télé de l’univers Star Wars – l’univers étendu, notamment les livres, arrive à creuser beaucoup plus de choses. On voit que c’est le genre de chose qui peut être compliquée et plus encore dans certains contextes comme celui de la lutte clandestine ou de l’espionnage. Dans certains cas, ça dérape même franchement.

Un point que j’apprécie particulièrement dans cette série : les personnages féminins. Non seulement, elles sont nombreuses, avec des grands rôles et des petits, à différentes strates sociales, plus ou moins engagées dans leur cause, etc. Et elles occupent vraiment un temps d’écran assez important, avec des actions parfois capitales. En fait, si la série s’appelle Andor et que ce personnage reste toujours plus ou moins soit au centre des événements, soit dans leur périphéries, une grande partie des actions capitales et des choix importants sont fait par des femmes. Et c’est vrai dès la première saison, où dès le début on sent l’importance de Marvaa pour le personnage principal.

On a des meetings politiques. Donc c’est une série politique, on est d’accord ?

Si le fan service est présent, c’est encore par petites touches discrètes. Et jusqu’à la fin la série aura résisté à la tentation de faire apparaître Vador, Palpatine ou autre grande figure mythique. Les seuls personnages vraiment « importants » que l’on verra seront Krennic et Bail Organa. Ce dernier a d’ailleurs changé d’interprète par rapport à la prélogie, apparemment pour des raisons de calendrier de tournage, et je trouve qu’on ne perd pas au change avec un Benjamin Bratt qui vaut Jimmy Smits.

En tout cas, on continue de bien explorer les rouages de cette gigantesque machine fasciste qu’est l’Empire. Je pense que les créateurices de la série ont vraiment bien assimilé certaines des caractéristiques de ce genre de régime, notamment du modèle hitlérien qui est une des inspirations claires de cette série. La loyauté aux autres est très limitée. L’ambition règne en maîtresse. La nature concurrentielle nuit à son efficacité sur différents points. Et à la fin, la machine insatiable dévore jusqu’à ses propres rouages, sans la moindre pitié. C’est très bien rendu et émotionnellement ça a vraiment bien fonctionné avec moi. On continue aussi de voir la banalité du mal et la dépendance d’un tel système de toutes ses composantes. En voyant des gens planifier un génocide comme un simple problème d’entreprise au cours d’un séminaire, j’ai retrouvé quelques souvenirs de lecture de La mort est mon métier de Robert Merle.

Une manif, des amis, un drapeau, un chant. Il ne manque qu’un stand à merguez.

De façon plus générale, la série m’a vraiment fait peur à plus d’une reprise. Car en dehors d’Andor et Mon Mothma – et de quelques personnages annexes – personne n’a de totem d’immunité dans cette série. La première saison a bien montré que l’intrigue élimine sans scrupule des protagonistes et la seconde saison ne sera pas franchement avare non plus à niveau. Dans certains cas, ce sera même vraiment cruel, notamment un personnage comprenant soudainement qu’il n’a aucune importance. Mais certains et certaines parviennent à passer entre les gouttes et survivent à la série, bien que parfois bien abimé-e-s. Et j’ai beaucoup apprécié qu’on arrive à maintenir un équilibre entre les pertes, qui justifient et entretiennent l’inquiétude que l’on a pour les personnages, et celleux qui s’en sortent. Parce qu’on a aussi besoin d’espoir et de voir que les sacrifices ne sont pas vains. Il y a d’ailleurs une chose très intéressante sur la différence de traitement entre certains personnages qui montrent aussi une différence fondamentale entre l’Alliance Rebelle et l’Empire : la première est capable de comprendre que quelqu’un a suffisamment donné et a le droit au repos, à la quiétude.

La Rébellion, version soirée cocktail.

La série continue d’ailleurs de montrer que les sacrifices des un-e-s et des autres ne sont pas tous de même nature. Mais que tout le monde participe. Que ce soit en s’éloignant de ses proches, en faisant plus ou moins une croix sur une relation, en perdant des amis, en essayant de se fermer à certaines émotions, etc. J’apprécie tout autant de bien voir cette diversité tout comme l’absence de hiérarchisation entre ces sacrifices.

Cette deuxième saison s’aventure aussi dans un autre terrain que l’univers Star Wars n’a jamais exploré dans ses films et séries principales : les violences sexuelles. Cette saison contient une scène de tentative de viol, qui plus est filmée d’une façon qui la rend vraiment marquante, inquiétante, malaisante. On voit la situation arriver en avance, un certain personnage le voit aussi et on voit clairement qu’elle sent la chose arriver. J’ai d’ailleurs remarquer une chose à ce propos. Depuis mon visionnage de cette saison, j’ai regardé sur le net un certain nombre de vidéos de réactions de youtubeureuses sur la série, notamment sur certaines scènes marquantes dont celle-là. Et si certains hommes voyaient la chose arriver un peu avant, toutes les femmes l’anticipaient sans le moindre doute. Je pense qu’il y a là à la fois la confirmation que cette scène a été écrite, jouée et réalisée d’une façon qui fonctionne très bien, et à la fois la manifestation d’une triste réalité qu’on ne martèlera jamais assez : notre société est sexiste et toutes les femmes sont victimes à un degré ou un autre de cette violence.

J’ai vu quelques discussions sur le sujet sur le net par la suite et je suis clairement du côté qui pense que cette scène a tout à fait sa place dans cette série et dans cet univers. On ne peut pas faire une série sur l’oppression, la montée du fascisme, le génocide, tout en faisant l’impasse sur ce sujet.

Petite pause entre amis avant les prochaines emmerdes.

Depuis le début, on voit bien que la série parle notamment de la complexité de la Rébellion contre l’Empire, de la multitude des gens concernés et de leur diversité d’approche sur le sujet. On voit notamment que c’est loin d’être tout rose et que certains et certaines sont prêts à des actions pas toujours très acceptées par d’autres sur le plan moral. Bref, la série sort clairement de l’idée d’une Rébellion uniquement composée de gens droits et agissant en suivant un code moral bien propre. Cependant, la série parvient aussi à ne jamais céder à la tentation de relativiser l’Empire, même face à ce que l’on pourrait reprocher à certains de ses opposants. Ce contre quoi lutte les personnages, quelque soit leur approche du sujet, reste une machine fasciste, oppressante et autoritaire, animée par des gens qui ont en fait bien peu d’état d’âme. Une force vraiment capable d’inspirer la terreur et qui doit être arrêtée. Être capable d’avoir un regard critique sur l’opposition au fascisme, sans jamais se tromper sur ce qu’est ce dernier ni le minimiser. Ça aura rarement semblé aussi important que maintenant.

La première saison avait proposé de bien belles choses sur le plan musical, notamment le principe d’un thème principal qui évoluait un peu à chaque épisode. C’est à nouveau le cas ici, avec des variations nettement plus marquée sur ce thème. On retrouve pas mal de compositions déjà entendues dans la saison précédente et dues à Nicholas Britell. C’est Brandon Roberts qui fait la majeure partie du travail sur cette nouvelle saison, avec encore la présence de Britell par moment. On a moins de nouveautés mais il y a encore des choses très sympathiques, notamment l’hymne des Ghors. On retrouve aussi le thème de Niamos qui appuie particulièrement bien une scène marquante du premier arc.

La résistance par les petites actions anodines, illustration.

Un petit mot sur la Force. Je n’ai pas souvenir que le concept soit évoqué dans la première saison et encore moins mis en scène. C’est par contre le cas dans cette deuxième saison, par le biais d’un personnage qui a une vision particulière sur le sujet. J’ai vraiment apprécié que la production décide d’intégrer cet élément, qui reste quelque chose faisant partie de cet univers, tout en trouvant une approche qui permet de ne pas jouer à sortir des chevaliers jedi et des sabre-lasers du coffre à jouet. L’approche choisi permet même de douter de la présence de la Force, on peut tout à fait rester sceptique. Mais si on veut y croire, c’est possible.

Depuis la fin de mon premier visionnage de la première saison, j’ai regardé pas mal de vidéos de gens la commentant. J’ai bien évidemment continuer après la seconde saison. Et j’ai remarqué une chose : de nombreuses personnes ont des commentaires intéressants à faire sur de multiples éléments. Cadrage, costume, décor, dialogue, etc. A peu près tout ce que contient cette série semble avoir fourni matière à analyse. Et j’en retiens la sensation d’un œuvre particulièrement riche et bien pensée, où les intentions et les messages passent notamment par le placement des interprètes, les cadrages, les costumes, etc.

La fin de cette saison et donc de la série conclu beaucoup de choses. Il reste cependant son lot d’éléments sur lesquels nous n’auront pas le fin mot de l’histoire, des détails inexpliqués et bien sûr des personnages dont nous ne connaissons pas le destin. Si le plan d’origine en cinq saisons avait été respectés, je ne doute pas que certains de ces éléments auraient été creusés et certaines interrogations auraient eu leur réponse. Mais je trouve la situation actuelle satisfaisante. On a besoin de laisser un peu de place à l’imagination et de permettre à celleux qui consomme l’œuvre de se l’approprier en développant leur interprétation personnelle.

L’Empire ne fait pas dans la dentelle.

La série se termine donc à quelques heures du début de Rogue One et il y a un côté un peu déchirant à voir une dernière fois des personnages dont on connait déjà le destin. Je n’ai cependant pas éprouvé le besoin d’enchaîner sur un revisionnage du film. Je le ferai peut-être un jour, mais ne faisant pas partie du clan « Rogue One est l’un des meilleurs Star Wars » je ne suis pas pressé.

Concernant l’ordre de visionnage et au contraire de certains, je pense qu’il est préférable de voir ces œuvres dans leur ordre de production plutôt que dans l’ordre des événements qu’ils racontent (et j’ai cette position pour la plupart des univers de fiction). La fin d’Andor est bien plus puissante quand on sait déjà ce qu’il adviendra d’une partie des personnages. Opérer dans l’autre sens me semble moins intéressant.

J’ai donc passé un très bon moment avec cette deuxième saison. La première m’avait tellement plu que j’avais un peu peur que la suite ne soit pas à la hauteur. J’avais essayé de modérer mes attentes à ce sujet mais une part de moi espérait tout de même avoir quelque chose du même niveau. Je n’ai pas été déçu. Et j’ai franchement pleuré à la fin de la série. Je ne peux que remercier vivement toutes les personnes ayant travaillé sur cette série pour avoir produit une telle œuvre. Un grand merci en particulier à Tony Gilroy pour avoir piloter tout ce bazar et un salut bien bas à Kathleen Kennedy, à qui j’en ai pas mal voulu pour le côté en dents de scie de la postlogie mais qui aura réussi à faire cracher plus de six cents millions de dollars à Disney pour produire une très belle œuvre anti-fasciste. Mille merci madame.

Mon Mothma rentre dans l’histoire.

Andor – saison 2
série américaine tournée en anglais
12 épisodes de 42 à 58 minutes chacun

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