Wonder Woman – Guts, de Brian Azzarello, Cliff Chiang & Tony Akins

J’ai causé il y a peu du premier volume de Wonder Woman scénarisé par Brian Azzarello. Une série que j’avais lu lors de sa parution, dans la première moitié des années 2010. Cette relecture c’était plutôt bien passé et je passe au volume suivant, sur un total de six.

Ce deuxième volume reprend donc les numéros 7 à 12 de la série, 4e du nom puisque les comics américains de super-héros aiment bien relancer, plus ou moins souvent, leurs séries pour refaire des numéros 1 (il semble que ça se vend mieux).

On retrouve donc un Diana qui compte bien ne passer laisser Zola moisir dans les enfers. Mais on ne rentre pas comme ça dans le royaume d’Hadès, aussi va-t-elle chercher un peu d’assistance. C’est l’occasion d’introduire quelques divinités supplémentaires dans cet univers et c’est toujours bienvenue. Les auteurs nous proposent aussi quelques petits développements, fort intéressants, sur la société des amazones. Le plan ne se déroule évidemment pas sans certains accrocs, on profite de quelques surprises, des rebondissements et le dernier numéro se termine à nouveau sur un cliffhanger assez intriguant.

J’apprécie toujours la caractérisation de Diana dans ce run, une Wonder Woman qui continue de découvrir quelques vérités qu’elle ignorait sur la société dont elle fait partie. Les autres personnages me conviennent bien. Zola n’est toujours pas décidée à laisser le fait d’être mortelle autoriser des divinités à lui marcher sur les pieds. J’ai aussi plaisir à retrouver les autres protagonistes déjà présents dans le premier volume. Parmi les nouveautés de ce volume, j’ai particulièrement apprécié la figure d’Héphaïstos.

L’intrigue passe toujours bien à la relecture. J’en ai oublié une grande partie alors je profite bien de cette redécouverte, notamment toutes les manigances entre olympiens, qui ne dépareillent pas d’avec leurs versions de la mythologie grecque.

Du côté graphique, je suis à nouveau très partagé. Cliff Chiang s’occupe des numéros 7, 8, 11 et 12 et j’aime bien ce qu’il propose. Il a un style un peu particulier qui va vraiment bien avec les personnages qu’il représente. Sa réinterprétation des divinités grecque, au plan visuel, me convient vraiment bien. Par contre, j’apprécie beaucoup moins les numéros 9 et 10, dont s’occupe Tony Akins, aidé par Kano sur le 2e numéro. Je ne sais pas s’il dessine ici avec son style habituel ou bien s’il tente de se rapprocher de celui de Chiang, mais pour moi ça ne fonctionne pas. Le soucis n’est pas tant les variations de style d’un numéro à l’autre, en fonction du dessinateur qui s’en occupe. Ça, je m’y suis fait à force de lire du comics, même si parfois je le regrette un peu. Là où j’ai un problème, c’est avec les visages des personnages. Je n’arrive pas à me faire à la façon dont Akins les dessine, en particulier les personnages féminins. J’ai vraiment l’impression qu’il n’arrive pas à placer correctement les éléments du visage.

J’ai donc toujours un soucis avec le graphisme sur une partie du volume. Heureusement, le reste du temps ça se passe bien et couplé à une intrigue plaisante, un univers intéressant et des personnages que j’ai plaisir à suivre, ça fait tout de même une relecture qui fait bien plaisir.

Wonder Woman – volume 2 – Guts (Wonder Woman – tome 2 – Le fruit de mes entrailles)
écrit par Brian Azzarello
dessiné par Cliff Chiang, Tony Akins & Kano
encré par Dan Green
colorisé par Matthew Wilson
lettré par Jared K. Fletcher
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
142 pages

Retour au sommaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *