Dans l’open space tout le monde vous entendra crier, de James

Dans mon open space est l’une de ces séries dont l’évolution du format fait le cauchemar des collections maniaques. Après quatre albums au format franco-belge classique, on a eu droit à un recueil au format à l’italien, avant de revenir sur un à la française mais plus petit qu’au début tout en ayant une pagination plus élevée. Bref, ça change avec le temps. Ce septième opus garde à peu près le même format que le précédent… mais change d’éditeur. Voyons donc ce que raconte ces planches initialement publiées en magazine de 2022 à 2026.

Pour celleux qui ne connaîtrait pas la série, Dans mon open space raconte la vie de bureau d’une entreprise française de textile qui essaie de refourguer ses fringues – fabriquées à l’étranger – à la grande distribution française. On y suit un petit groupe de personnages, de Roland le PDG à Hubert l’assistant commercial en passant par Charles-Eugène le DRH ou Marie-Laure la directrice marketing.

Le récit s’organise en planches de six cases formant plus ou moins un gag. On y discute autant de la vie dans l’entreprise que de l’actualité politique et économique, et souvent de l’influence de la seconde sur la première. Ce volume évoque donc la réélection de Donald Trump, la canicule de mai 2026, l’incrustation de l’IA ou la nomination des gouvernements français. Toute personne ayant un peu connu la vie en entreprise y retrouvera aussi les discussions sur les augmentations – ou plutôt leur absence -, les concurrences entre services, les inquiétudes pour l’avenir du marché, etc.

J’aime beaucoup l’humour déployé dans cette série. L’auteur aime beaucoup montrer les contradictions entre les discours et les actes. Le patronat et la direction en prennent bien sûr pour leur grade, mais les employés ne sont pas non plus toujours épargnés.

Du côté graphique, James emploi régulièrement des animaux anthropomorphisés comme personnage. C’est le cas dans cette série et je trouve que ça fonctionne très bien. Les personnages ont des mimiques très lisibles dans lesquelles une petite variation transmet bien des choses comme un sourire complice de compréhension.

Ce nouvel opus de la série m’aura donc très bien convenu. J’y ai retrouvé l’univers et les personnages que je suis depuis le début, avec toujours un humour qui traite à la fois de la vie d’entreprise et de l’actualité. Si un nouveau recueil voit le jour, d’ici probablement quelques années, je le lirai probablement avec toujours autant de plaisir.

Dans l’open space tout le monde vous entendra crier
de James
éditions Delcourt
144 pages (format moyen)

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