Après un premier volume dont la relecture c’était bien passée, passons au deuxième volume du run de Tini Howard sur la série Catwoman (5e du nom). Un tome qui reprend les numéros 45 à 50 de la série.
On retrouve donc Selina engagée dans une opération, avec Valmont, pour mettre le bazar dans un trafic d’êtres humains. Et c’est donc reparti pour un tour de bazar avec les familles mafieuses, à qui Selina ne compte pas laisser la vie tranquille. On va croiser la batfamille, ce qui me fait toujours plaisir. On a une bonne dose de baston mais aussi de l’infiltration tout en finesse. On nous propose quelques personnages supplémentaires, dont une nouvelle menace embauchée par certains mafieux pour tenter de résoudre leurs problèmes avec Catwoman. J’ai un peu ricané en voyant le Royal Flush Gang, que je trouve délicieusement grotesque. On a aussi Flamingo et Punchline qui s’invitent, deux méchants que j’adore détester, ce qui est parfait.
On a aussi des choses intéressantes sur les relations entre Selina et la batfamille, ainsi qu’avec Batman lui-même. On voit d’ailleurs qu’il y a un bon niveau de confiance mutuelle entre ces deux-là. On continue aussi de voir la relation avec Eiko, toujours un peu coincée entre son rôle de chef de famille mafieuse et son identité de Catwoman alternative. Et bien sûr, on a toujours Dario, avec ses états d’âme, son ex, son paternel… et le reste de la famille que l’on découvre dans ce volume. Enfin, si je n’arrive toujours pas à vraiment apprécier Valmont et son rapport à Selina, ça reste de bonne facture.
Le volume se termine sur un numéro 50 bien rallongé et en deux parties, la première ayant une issue tragique et la seconde servant plus ou moins d’épilogue (en attendant le prochain volume, bien évidemment). J’ai vraiment apprécié ce numéro, notamment la deuxième moitié où l’on a entre autres une belle conversation entre Bruce et Selina.
Du côté graphique, c’est plaisant. Sami Basri travaille sur les deux premiers numéros et ça passe bien. On a ensuite Caitlin Yarsky le temps d’un épisode, avec un style un peu différent mais qui passe bien. Puis on retrouve Nico Leon sur les trois derniers numéros et ça fait plaisir à voir. Sur ce dernier numéro, la deuxième moitié est partagée entre Inaki Miranda, qui livre quelques planches très correctes, et Juan Ferreyra qui œuvre dans un style vraiment différent mais qui colle bien aux scènes proposées, d’autant plus que les événements peuvent justifier cette rupture stylistique.
Du côté des couvertures, Jeff Dékal assure les couvertures principales pour un résultat qui me plait beaucoup. Du côté des couv variantes, on a une Frison correct mais sans plus, des couv de Sozomaika qui sont très variables et du Tula Lotay qui livrent quelques trucs vraiment pas mal.
Bref, voici un volume qui m’aura bien plu, tant par l’histoire que par les personnages et les dessins. La fin annonce un peu de changement dans l’ambiance de la série. Nous verrons comment tout ça évolue dans le prochain volume.

Catwoman – Cat International
écrit par Tini Howard
dessiné par Nico Leon, Sami Basri, Robbi Rodriguez, Caitlin Yarsky, Inaki Miranda & Juan Ferreyra
encré par Vicente Cifuentes
colorisé par Jordie Bellaire, Veronica Gandini & Lee Loughridge
lettré par Tom Napolitano, Lucas Gattoni, Josh Reed & Deron Bennett
éditions DC Comics
160 pages