Batman – The Dark Knight – Cycle of Violence, de Gregg Hurwitz & David Finch

Après un premier volume dont la relecture n’était pas franchement emballante, je poursuis la série Batman – The Dark Knight avec ce deuxième tome, où l’on voit quelques changements.

Scarecrow enlève des enfants avant de les relâcher. Ses victimes sombrent ensuite dans un mutisme. Batman est bien déterminé à comprendre ce qu’il se passe et à arrêter le kidnappeur.

Les six premiers numéros de ce volume forme une enquête continue, centrée sur les agissements de Jonathan Crane. Et comparé au premier tome, c’est nettement meilleur. On ne s’éparpille pas dans tous les sens, on se concentre sur un seul méchant et une intrigue. Ce qui permet notamment de beaucoup mieux développer l’antagoniste principal. On profite aussi de divers flashback sur l’enfance de Jonathan Crane, qui lui sert d’origin story. Bon, c’est pas franchement original mais ça fait bien le boulot. D’autant plus que, que ce soit dans le présent ou le passé, on navigue dans une ambiance qui frise un peu vers l’horreur. Scarecrow est obsédé par la peur et on la voit assez bien à l’œuvre dans cette histoire.

En parallèle, on voit aussi que Bruce commence à développer une relation avec une pianiste, avec pas mal d’écueils puisque sa double vie amène son lot de difficulté en terme de disponibilité. C’est nettement mieux fichu que le pseudo embryon de relation avec White Rabbit qu’on voyait dans le volume précédent.

Graphiquement, c’est bien. David Finch bosse bien et son Scarecrow est joyeusement flippant par moment. Certes, du côté couleur on est en mode « noir c’est noir » mais ça correspond à l’ambiance du récit.

Le dernier épisode du volume est un numéro 0, correspondant à un mois où l’éditeur avait collé un numéro 0 à toutes ses séries pour raconter les origines des différents personnages. On a dont une n-ième version de Bruce qui essaie de comprendre pourquoi sont morts ses parents et qui tente de retrouver leur assassin pour le faire payer. Tout ça pour découvrir au final que Joe Chill est un minable voyou pathétique. Pas grand chose d’original, mais c’est plutôt bien fait.

Ce deuxième volume est nettement plus satisfaisant que le premier. Finch se concentre sur le dessin et laisse le scénario a quelqu’un de plus doué en la matière. J’avais le souvenir de ne pas avoir non plus trouvé terrible ce qu’il avait écrit dans sa première (et très courte) série The Dark Knight (paru en VF sous le titre La nouvelle aube). On gagne vraiment à avoir une intrigue qui se focalise sur un seul méchant tout en emballant ça dans une ambiance sombre qui tire un peu vers l’horreur. Et ça semble bien en adéquation avec le titre de la série.

Batman – The Dark Knight – volume 2 – Cycle of Violence (Batman – Le Chevalier Noir – tome 2 – Cycle de violence)
écrit par Gregg Hurwitz
dessiné par David Finch, Mico Suayan & Juan José Ryp
encré par Richard Friend & Vicente Cifuentes
colorisé par Sonia Oback
lettré par Dezi Sienty, Carlos M. Mangual, Pat Brosseau & Rob Leigh
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
159 pages

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