Batman – Detective Comics – The Wrath, de John Layman, Jason Fabok & Andy Clarke

Encore du Batman aujourd’hui, puisque je continue ma relecture de la série Detective Comics, deuxième du nom. Me voici donc rendu au quatrième volume, le deuxième sur lequel officie John Layman, contenant six numéros et un Annual.

On débute avec le dix-neuvième numéro de la série qui se trouve aussi être le neuf centième Detective Comics, depuis la création de la revue en 1937. C’est donc l’occasion d’un numéro plus épais et qui affiche ce numéro 900 clairement dans le récit.

L’histoire démarre donc autour de Man-Bat et plus précisément de Kirk Langstrom qui cherche à comprendre ce qu’il se passe, se considérant comme innocent des actions imputées à son alter-ego. Mais on revient aussi assez rapidement vers Ogilvy – que je suis incapable d’associer au nom Emperor Penguin, c’est ridicule pour moi – et un Cobblepot qui se débrouille pour ne pas rester en prison. On poursuit avec la double lutte contre Ogilvy, par Batman et par Cobblepot. On s’attend forcément à ce que ce dernier récupère son empire et c’est bien le cas.

Une fois ceci réglé, on fait un petit détour par une attaque sur la tour Wayne, impliquant une mystérieuse Penumbra, qui se révèle être Mio que l’on avait croisé dans le volume précédent. J’ai trouvé cette histoire plutôt décevante de ce côté, Mio/Penumbra ne faisant en fait que passer, puisqu’elle est mise à l’ombre à la fin de l’histoire et que, à ma connaissance, on ne l’a plus jamais revu depuis dans l’univers DC. Par contre, j’ai beaucoup apprécié de voir Harper Row, personnage que j’apprécie depuis sa première apparition dans la série Batman et que j’aime revoir passer, que ce soit dans de nouveaux épisodes ou en relisant d’anciens numéros.

On fait ensuite une petite pause avec l’annual, qui nous raconte une histoire centrée sur un voleur/tueur sans visage, ou plutôt capable de prendre le visage d’autrui. C’est plutôt pas mal, notamment parce qu’on y voit Harvey Bullock, autre personnage que j’apprécie pas mal. Ce dernier est un poil maltraité par l’intrigue. On y aperçoit aussi très brièvement un mystérieux Wrath, qui donne son nom au volume.

Et donc les trois derniers numéros se concentre sur cette nouvelle menace, qui passe son temps à traquer et tuer des flics. Dans le même temps, on fait la rencontre d’un nouveau venu à Gotham : un milliardaire antipathique, marchand de canon et bien décidé à acquérir Wayne Entreprises, ce à quoi se refuse bien évidemment Bruce Wayne. Je vous laisse relier les points vous même, niveau mystère la barre est au sol. Ça tabasse pas mal, Batman morfle mais gagne à la fin, bref c’est bien classique. J’y ai apprécié de voir un Alfred Pennyworth s’impliquer un petit peu en faisant de l’infiltration. J’aime énormément Alfred et toute occasion de le voir mis en scène fait plaisir.

Du côté des dessins, Jason Fabok s’occupe – bien – de cinq numéros sur six, celui sur Penumbra étant confié à Scott Eaton. Ce dernier s’occupe aussi du récit principal de l’Annual et c’est différent mais bien aussi.

On a encore pas mal de backup story, les numéros ne reviendront à un format à vingt planches sans backup story qu’un peu plus tard. Format étendu oblige, le numéro dix-neuf en a plusieurs : une sur Man-Bat, plutôt sympathique, une sur Mr. Combustible (méchant anecdotique aperçu un peu dans les numéros précédents) et un centré sur les flics et leur rapport à Batman – petite histoire fort sympathique. Dans les numéros suivants, on nous présenter des choses un peu en marge du récit principal, comme l’arrivé d’Ogilvy à la prison de Blackgate après sa défaite, ou bien la vie de Bullock en marge de l’intrigue de l’Annual. On a aussi plusieurs épisodes consacrés à Man-Bat, qui sert un peu de fil rouge parallèle et on sent que ça prépare quelque chose pour la suite, puisque la fin de l’histoire principale de ce volume dévoile un problème lié à des chauve-souris. Les backup story de ce volume sont placées directement à la suite du numéro les concernant, ce qui permet de profiter de ces récits annexes directement dans la continuité du récit auquel elles se rattachent. Seule un histoire a été reléguée en fin de volume, alors qu’elle était publiée dans le numéro dix-neuf, le premier de ce recueil. C’est un récit franchement anecdotique centré sur un Bane qui va décider de revenir à Gotham pour s’occuper de la Cour des Hiboux et ensuite seulement régler ses comptes avec Batman. Compte tenu du fait que l’on ne reverra pas Bane dans les pages de cette série et qu’il sera surtout présent dans une série dérivée de l’event Forever Evil quelques mois plus tard, c’est vraiment le genre de récit qui n’a pas grand intérêt.

Pour les dessins, on retrouve bien sûr plusieurs fois Andy Clarke, notamment pour ce qui concerne Man-Bat. Le reste est dispersé entre plusieurs artistes qui dans l’ensemble font du bon travail, notamment Mikel Janin et Szymon Kudranski.

En prime, on a aussi à la fin quelques illustrations pleine page (il me semble qu’on appelle ça des pin-up) de divers artistes, notamment Cameron Stewart, Dustin Nguyen, Fransceco Francavilla et Alex Maleev. Ça fait plaisir à voir.

Dans l’ensemble, ce volume est plutôt satisfaisant. La chute d’Ogilvy fait plaisir, même si cela signifie que Cobblepot revient aux commandes. L’arc avec The Wrath est pas mal, même s’il manque un peu de subtilité. L’épisode autonome de l’Annual fonctionne bien. Il n’y a guère que le numéro avec Penumbra qui pèche à mon gout. Le tout début du volume, ainsi que les backup story, continue de préparer une intrigue autour du Man-Bat qui va clairement servir pour le volume suivant. On verra bien ce que cela donnera.

Batman – Detective Comics – The Wrath
écrit par John Layman, James Tynion IV et Joshua Williamson
dessiné par Jason Fabok, Andy Clarke, Henrik Jonsson, Jason Masters, Scot Eaton, Szymon Kudranski, Derlis Santacruz, Mikel Janin
encré par Sandu Florea, Jaime Mendoza, Rob Hunter
colorisé par Blond, Jeromy Cox, Brad Anderson, Andrew Dalhouse, Nathan Fairbairn, John Kalisz, Emilio Lopez, Dave McCaig, Brett R. Smith & Juancho
lettré par Sal Cipiano, Taylor Esposito, Jared K. Fletcher, Carlos M. Mangual, Dave Sharp, Dezi Sienty & Steve Wands
éditions DC Comics
264 pages

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