Bilan 2014

Cette année, j’ai décidé de céder à une habitude assez répandue dans la blogosphère et plus généralement dans l’ensemble des médias : le bilan annuel. Sans lister tous les ouvrages lus au cours de l’an passé, je vais tout de même revenir sur un certain nombre d’entre eux, notamment ceux qui n’ont pas encore fait l’objet d’une chronique ou que je ne compte pas chroniquer.

Commençons par les découvertes de l’année. Il ne se passe pas une année sans que je fasse connaissance avec la plume de nouveau auteur et 2014 n’aura pas changé cette habitude. Si je lis peu d’auteur français, l’un d’entre eux s’est glissé dans cette rubrique avec une novella de steampunk enthousiasmante : il s’agit d’Olivier Gechter et de son Baron Noir. Derrière lui, tout un tas d’anglophones au premier rang desquels Catherynne M. Valente. Son Immortel fait partie des belles surprises de l’année dernière. Plongeant ses racines dans le folklore russe, ce conte enchanteur parle de figures assez peu connues par chez nous. Viennent ensuite La promesse du sang de Brian McClellan, une sorte de réécriture fantasy de la révolution française, La voix du sang d’Anthony Ryan, un héritier entre autres de David Gemmell, et L’équation de la vie de Simon Morden, un roman de SF qui a su me surprendre un peu.

Immortel (480) 29,6mm.inddA côté de ces petits nouveaux, j’ai poursuivi la lecture de plusieurs séries/univers. Si j’ai déjà dit le bien que je pense de La république des voleurs de Scott Lynch – en plus d’avoir relu les deux volumes qui le précèdent – j’ai aussi eu l’occasion de lire Deadline de Mira Grant, un poil en dessous de Feed mais très entraînant. Je vous ai aussi déjà parlé des Héros de Joe Abercrombie, je devrais donc bientôt vous causer un peu du roman suivant, Pays Rouge, qui fût l’une de mes dernières lectures de l’année. Régis Goddyn et son Sang des 7 rois a aussi été de la partie, avec le deuxième livre de la série, un volume qui a esquissé un virage intéressant pour cette série de fantasy assez rafraîchissante. Enfin, 2014 aura été une année avec du Iain M. Banks puisque j’ai lu Enfer Virtuels, l’avant-dernier opus de sa série de La Culture, et comme souvent avec cette série feu Banks a fait fort.

Les enfers virtuels 1L’année dernière, j’ai réussi à terminer quelques séries, ce qui est toujours une bonne chose car ça m’offre un bon prétexte pour en démarrer de nouvelles. Voila l’occasion de redire que la série de L’empire brisée de Mark Lawrence est vraiment une série de fantasy intéressante et dont le dernier volume, L’empereur écorché, conclu une trilogie donc chaque livre est meilleur que le précédent. J’ai aussi déjà évoqué la petite série Jésus contre Hitler de Neil Jomunsi, un feuilleton délirant et entraînant. La fin de l’année a aussi été le moment où j’ai décidé d’en finir avec le monde de La Terre Mourante de Jack Vance, avec la deuxième intégrale le concernant, tout aussi bon que le premier volume. Enfin, je peux tricher un peu en classant dans cette rubrique Le gouffre de l’absolution d’Alastair Reynolds. Si ce roman est le dernier traduit en français à se passer dans l’univers des Inhibiteurs, il n’est pas le dernier que l’auteur y a consacré.

La Terre Mourante 2Si certains livres ne m’ont pas tellement plu, deux ont été de franche déception. Je n’attendais pas énormément de L’homme des morts de V. M. Zito, mais l’empilage de clichés, d’incohérences et de personnages décevants en a fait une lecture pénible. J’espérais nettement plus de Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski, qui n’est certes pas aussi mauvais, mais qui ne vaut pas les éloges que l’on en fait, surtout pour un recueil dont la plupart des textes frisent l’inutilité.

Comme tous les ans, 2014 a vu la lecture de quelques ouvrages dans la langue de Shakespeare, parce qu’il y a de bonnes choses dans les livres qui ne sont, malheureusement, pas traduits en français. Et je retiens trois continuations de série. Tout d’abord, The Confusion, deuxième volume du Baroque Cycle de Neal Stephenson, un récit un peu fourre-tout parcourant la fin du 17e siècle et le début du 18e, gigantesque peinture des révolutions scientifiques et monétaires de l’époque. Ensuite The Apocalypse Codex, de Charles Stross, le quatrième épisode des aventures de Bob Howard, l’agent de la Laverie que les lecteurs français ont pu découvrir dans Le bureau des atrocités. Cette fois Bob Howard doit s’intéresser à un télévangéliste américain et comme d’habitude rien ne sera simple. Enfin, j’ai pu caser dans mon calendrier de lecture le sixième volume du Malazan Book of the Fallen de Steven Erikson : The Bonehunters. Et encore une fois Erikson m’éblouit par la puissance de sa plume, par sa capacité à faire ressentir l’héroïsme et l’incroyable. Cette série est un perpétuel enchantement.

The BonehuntersTerminons ce petit bilan par ce que je baptiserai les « trucs en plus ». J’ai déjà chroniqué le sympathique Seul sur Mars d’Andy Weir, dont l’adaptation cinématographique devrait arriver sur nos écrans à la fin de l’année. J’ai aussi dit le bien que je pense de Anamnèse de Lady Star de L. L. Kloetzer qui restera l’une des lectures les plus marquantes de ces dernières années. 2014 a aussi été l’occasion de lire un vieux Stephen King, Shining, dans lequel on sent que l’auteur a mis pas mal de ses angoisses. J’ai aussi lu l’étrange Il est de retour de Tim Vermes, un roman de SF allemand dans lequel Hitler refait surface de nos jours, je vous en dirai certainement un peu plus dans une chronique. Hors imaginaire j’ai traversé le curieux Vineland de Thomas Pynchon, qui fait partie de ces ouvrages difficiles à définir. Enfin, l’anthologie Horizons Lointains, dirigée par Robert Silverberg, m’a fait le plaisir de me replonger le temps d’un texte dans plusieurs univers de SF, dont celui de L’Élévation de David Brin.

Horizons lointainsOn verra dans un an si 2015 m’aura apporté autant de bonnes lectures.

7 réflexions sur « Bilan 2014 »

  1. Joli récap’, merci, plusieurs choses déjà lues et quelques trucs déjà dans ma liste, mais je note quelques trucs en plus que j’avais zappé (le sang des 7 rois, par exemple).

    J’ai toujours très peur de me lancer dans Erikson, ça a l’air massif 😀

    1. Pour Erikson, il faut déjà voir si tu peux lire en anglais ou pas. Si c’est non, laisse tomber, démarrer la série en français n’aurait pas d’intérêt puisque pour l’instant personne ne s’occupe de faire traduire la suite.
      Si tu lis en anglais, assure-toi d’avoir déjà lu d’autres livres auparavant, car Erikson n’est pas vraiment l’auteur le plus facile pour s’y lancer. Si cette condition est remplie, alors tu peux tenter le coup. Y en a juste pour dix gros livres. :p

        1. C’est de la fantasy, mais l’une des difficultés tient à la quantité d’informations qu’on doit absorber et certaines assez importantes peuvent passer un peu inaperçues. 🙂

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