Une guerre victorieuse et brève, de David Weber

N’étant pour l’instant pas lassé de la série Honor Harrington, je continue ma lecture des ouvrages de David Weber et arrive donc au troisième opus de la série : Une guerre victorieuse et brève.

Rien ne va plus pour la République de Havre dont l’économie part en eau de boudin et dont les citoyens ont le mécontentement qui enfle. Qu’à cela ne tienne, une bonne guerre, de préférence victorieuse et brève, avec le voisin manticorien et tout rentrera dans l’ordre.

La citation de Viatcheslav Plehve qui ouvre le livre et dont le titre en est extrait indique assez clairement le chemin que suit la République de Havre : celui de la Russie de la fin de l’ère tsariste. La recette varie assez peu des deux précédents épisodes. Les infâmes havriens préparent un sale coup, Honor Harrington sera sur leur route et tentera de mettre en échec leurs plans. Mais en attendant, elle se fait promener dans les intrigues de hiérarchie de la marine manticorienne. Weber nous ressort Pavel Young, aperçu dans le premier roman, et s’en sert comme d’une Némésis.

Dans l’ensemble, on est dans la lignée de deux premiers volumes. Les batailles spatiales sont bien faites et de plus grande ampleur, on survole un peu les considérations morales de l’auteur et on évite de trop se poser de questions sur l’épaisseur des personnages. Sauf que Weber a décidé d’ajouter de la romance dans son bouquin. Et là, ce n’est pas bon. Je savais par les précédents ouvrages que l’auteur n’est pas un maître ni en terme de psychologie ni en terme de relations entre les personnages. Mais là, c’est le pompon. J’avoue que les passages dans lesquels Weber essaie de faire battre le cœur d’Harrington ont bénéficié d’un peu moins d’attention de ma part que ceux décrivant les batailles spatiales. En même temps, c’est pour cette dernière raison que je lis la série.

Par contre, le point que je trouve intéressant, ou au moins intriguant, est la façon dont Weber continue de calquer son environnement géopolitique sur l’opposition Royaume-Uni / France à la fin du XVIIIème siècle. On sent bien dans ce volume que la République de Havre est parti pour connaître un changement de régime. On peut s’attendre à ce que Weber continue de copier la trame historique que nous avons connu. Et pourvu que le tout soit accompagné de sympathiques batailles spatiales, ça me convient pour continuer la série.

Une guerre victorieuse et breveUne guerre victorieuse et brève (The Short Victorious War)
de David Weber
traduit par Florence Bury
illustration de Vincent Madras / Bernard Ling
éditions L’Atalante / J’ai Lu
448 pages (grand format) 480 pages (poche)

Toujours deux options au niveau du format : grand format ou poche

Chronique du volume suivant

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2 réflexions sur « Une guerre victorieuse et brève, de David Weber »

  1. Le truc, avec les Honor Harrington, c’est que j’ai l’impression que plus on avance dans la série, plus le contexte est intéressant et développé, moins les personnages le sont – et plus Weber parle pour ne rien dire. C’est dommage.

    The Short Victorious War est encore dans les bouquins qui ont un assez bon équilibre.

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