13 ans, 13 blogs

A l’occasion de son treizième anniversaire, la collection Lunes d’encre des éditions Denoël a organisé une opération baptisée « 13 ans, 13 blogs », permettant à treize blogueurs, dont votre serviteur, de mettre en avant leur ouvrage préféré dans la collection. Autant le dire tout de suite, le titre en question ne sera pas révélé dans ce billet, mais dans celui du 31 octobre. En attendant, je tenais à faire un petit panorama de mes lectures dans cette collection qui en treize ans a su offrir une belle palette d’ouvrages.

Ma première rencontre avec la collection eu lieu il y a plus de dix ans, lorsque chez Gibert mon regard tomba sur une couverture signée Manchu, celle de Dans l’océan de la nuit, premier volume du Centre Galactique de Gregory Benford. Je succombai à la tentation et peu après, je revenais pour acheter le volume suivant, A travers la mer des soleils.

Dans les années qui suivirent, j’acquis pas mal d’ouvrages de la collection. Si certains attendent toujours le moment adéquat pour que je les lise, d’autres ont été dévoré dès la minute qui a suivi l’achat. Dans certains cas, je n’ai pas lu l’ouvrage dans l’édition Lunes d’encre elle-même, mais dans une reprise poche, comme pour Le livre de Cendres de Mary Gentle, à moins qu’il ne s’agisse d’un ouvrage déjà publié auparavant dans une autre collection, comme ce fut le cas pour L’échiquier du mal de Dan Simmons (que j’ai pourtant racheté depuis en Lunes d’encre).

Et je dois bien avouer que peu de collections ont su m’offrir autant de satisfaction. J’y dois la découverte de Robert Charles Wilson, en commençant par Les Chronolithes puis en enchaînant avec Blind Lake et Spin. Je me suis régalé avec Zodiac et Panique à l’université de Neal Stephenson. Parmi les titres marquants, on trouve aussi La tour de Babylone de Ted Chiang, très bon recueil de nouvelles sans véritable fausse note, et Le système Valentine de John Varley, gros pavé d’hommage à Robert Heinlein, aux pièces de Shakespeare, aux films de James Stewart, etc.

La collection a également une orientation patrimoniale avec des rééditions sous forme d’omnibus, ou parfois en volume isolé, de grands ouvrages du genre. Certains sont des classiques bien connus de tous, tels les Fondation d’Isaac Asimov, ou bien la série du Guide Galactique de Douglas Adams. Mais d’autres sont des perles que l’on ne trouvait plus que difficilement et qui bénéficient pour l’occasion d’une remise en forme pour leur retour sur les rayonnages, comme ce fut le cas pour le très bon Stalker des frères Strougatski.

En fait, la seule vraie déception fut Hank Shapiro au pays de la récup’ de Terry Bisson, qui correspond assez bien à la ligne éditoriale de la collection, mais qui pour moi ne tient que sur son début, la suite n’étant pas au niveau.

A côté de ces bons livres, il y en a aussi toute une pile qui sommeille quelque part chez moi et attend que je m’occupe d’eux et je sais que si la collection venait à s’arrêter, j’aurais encore de quoi me sustenter un peu en bonne lecture. Ainsi, l’un ou l’autre jour je finirai bien par me décider à m’attaquer à Elle qui chevauche les tempêtes de George R. R. Martin et Lisa Tuttle, ou bien à La Séparation de Christopher Priest. A moins que je ne décide d’aller contempler Les Tours de Samarante de Nobert Merjagnan. Mais quoi qu’il en soit, Lunes d’encre m’aura déjà offert de très bons moments, notamment avec un ouvrage dont je vais vous reparler très bientôt…

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