Batman – The Dark Knight – Mad, de Gregg Hurwitz, Ethan Van Sciver & Szymon Kudranski

Après un premier volume pas très emballant puis un deuxième nettement plus intéressant, je poursuis ma relecture de la deuxième série Batman – The Dark Knight avec ce troisième tome.

Les enlèvements se multiplient dans les rues de Gotham et Batman essaie de comprendre qui est derrière cela et pourquoi. Le coupable se révèle rapidement être Jervis Tetch, alias le Chapelier Fou. Mais la raison de cette vague de rapt reste mystérieuse.

On reprend dans ce volume le même schéma que dans le précédent, avec une enquête principale et un méchant central pour cet arc. Cette fois, il s’agit donc du Chapelier Fou, en pleine obsession pour son Alice. En parallèle de l’enquête pour essayer de coincer Tetch, on nous propose à nouveau l’origin-story de ce dernier, ainsi que la suite de l’intrigue sur la relation entre Bruce et Natalya.

Du côté reproche, on pourra pointer un certain manque d’originalité. On reprend la même formule que sur l’arc précédent et on a en particulier une origin-story dans laquelle le jeune Jarvis Tetch devient un affreux bonhomme parce qu’il ne grandit pas assez, que ça l’empêche de pécho la meuf dont il rêve et du coup il se bourre d’un traitement expérimental aux effets secondaires dévastateurs. On pourra aussi pointer la relation entre Bruce-Natalya qui bien évidemment arrivera à sa fin, parce que la maison d’édition a du mal à changer les status quo et qu’un Batman véritablement engagé dans une relation semble un problème pour les gens gérant la licence.

Ceci dit, si tout ça est assez attendu, ça n’en reste pas moins plutôt bien fait. D’autant plus qu’au plan graphique le boulot est correct. On a quatre numéros dessinés par Ethan Van Sciver, avant qu’il ne devienne une leader de Comicsgate, avec au milieu deux autres dont s’occupe Szymon Kudranski. Les deux styles sont assez différents mais dans les deux cas on a un Mad Hatter en tout point flippant que l’on n’aurait aucune envie de croiser dans une ruelle sombre. Ou même bien éclairée. Et pour les opus signés Kudranski, je trouve qu’on a même une ambiance graphique assez sombre et inquiétante, on sent qu’on est trempe un peu dans l’horreur.

Le volume se conclut avec le premier, et seul, Annual de la série. Un récit autonome dont Batman est quasiment absent puisqu’il est centré sur Cobblepot, Scarecrow et Mad Hatter qui se retrouvent tous les trois dans une maison abandonnée, en pleine nuit, attirés par une mystérieuse invitation. L’occasion pour eux de se faire de bonnes frayeurs. Kudranski est à nouveau en charge du dessin et je trouve que ça va très bien avec le récit.

Ce volume reprend donc la recette du précédent, avec encore une fois une certaine réussite, même si on peut y faire quelques reproches. Cependant, je trouve que ça fonctionne bien et c’est servi par un dessin qui fait bien le travail, en particulier dans les numéros dessiné par Kudranski. Il reste un quatrième et dernier volume pour clore la série.

Batman – The Dark Knight – volume 3 – Mad (Batman – Le Chevalier Noir – tome 3 – Folie furieuse)
écrit par Gregg Hurwitz
dessiné par Ethan Van Sciver & Szymon Kudranski
colorisé par Hi-Fi & John Kalisz
lettré par Dezi Sienty & Dave Sharpe
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
176 pages

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