J’ai récemment chroniqué tous les tomes de la quatrième série Catwoman, celle qui avait été lancé lors des New 52. Une série qui s’était étalée sur 52 numéros, jusqu’à Rebirth, n-ième relance de l’univers DC et des séries associées. Catwoman n’avait pas fait partie des personnages bénéficiant d’une nouvelle série au moment de cette relance. Cependant, elle était assez présente dans la série Batman, alors scénarisée par Tom King. Et après deux ans d’absence, un nouveau titre Catwoman, cinquième série du nom, finit par arriver dans les comicshop, à l’automne 2018.
Cette nouvelle série démarre dans la foulée du mariage avorté entre Bruce et Selina. On retrouve alors cette dernière qui a décidé de s’éloigner de Gotham et de s’installer à l’autre bout du pays, à Villa Hermosa, en Californie. Elle est bien décidé à couler des jours tranquilles, écumant les salles de jeu. Sauf que quelqu’un se faisant passer pour Catwoman tue deux policiers. Selina se retrouve entraînée dans un jeu de pouvoir local.
Le point de départ est très classique, mais efficace. Les protagonistes d’une série peuvent difficilement passer tranquillement le temps sinon on n’aurait pas grand chose d’intéressant à raconter dessus. Et Selina a de quoi faire. Entre un policier local bien décidé à la coincer et la famille Creel avec ses relations internes glauques, il n’y a que le choix de l’embarras.
J’aime beaucoup ce que Joëlle Jones fait avec ce personnage. Selina prend des coups mais n’hésite pas à riposter et à appuyer là où ça fait mal. On a une bonne dose de scènes d’action où on sent que ça fait mal. On profite aussi de la capacité de Selina à se glisser dans les soirées mondaines et à y faire une impression mémorable. On voit aussi que la rupture avec Bruce n’est pas un événement anecdotique et qu’il en reste des séquelles.
Jones officie aussi du côté graphique, où l’on retrouve le style qu’elle avait dans les numéros de Batman où elle intervenait. Dans ce volume, elle partage le travail avec un Fernando Blanco qui fait bien le taf sur des flashback.
Outre le fait d’avoir à nouveau le plaisir de voir une série centrée sur Selina Kyle, j’ai aussi aimé le fait que dans cette univers post-Rebirth on revoit des éléments de la continuité pré-New 52 qui refont surface. C’est ainsi avec grand plaisir que j’ai vu Maggie Kyle revenir et on l’a voit dans une situation qui est clairement postérieure aux événements qu’elle affronte dans la troisième série Catwoman, que je relirai peut-être un jour, auquel cas j’en parlerai bien sûr ici.
Le volume se termine, au moins pour sa version anglophone, par une galerie de couvertures variant asses jolies signées Artgem, ainsi que quelques crayonnés de Joëlle Jones.
J’ai donc pris plaisir à la relecture du début de cette nouvelle série, qui est toujours en cours à l’heure où j’écris cette chronique et a donc entamé sa huitième année de publication. Je vais poursuivre cette relecture avec le deuxième volume du run de Jones sur cette série.

Catwoman – volume 1 – Copycats (Selina Kyle : Catwoman – tome 1 – Pâles copies)
écrit par Joëlle Jones
dessiné par Joëlle Jones & Fernando Blanco
colorisé par Laura Allred & John Kalisz
lettré par Josh Reed
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
150 pages