La relecture du premier volume de la petite série Constantine – The Hellblazer s’est très bien passée, j’enchaîne donc avec le second et dernier volume. Voyons si des choses remontent de ma mémoire pendant cette nouvelle lecture. J’ai le souvenir de certaines choses pas très agréables pour certains protagonistes.
On commence par un numéro dans lequel on voit John Constantine porter assistance à une vieille connaissance : Swamp Thing. Parce qu’il se passe des choses inquiétantes à Central Park et que les services de ce bon vieux John sont donc requis. La dynamique particulière Constantine – Swamp Thing se ressent bien dans ce numéro, notamment la désapprobation du second pour le premier. Tout ça se termine avec une petit surprise qui mène donc à la suite.
On enchaîne donc avec une intrigue continue pendant les six numéros suivants, du 8 au 13. Et on n’est pas déçu du voyage, de New York aux Enfers en passant par Faerie, les personnages se promènent pas mal. On a aussi une jolie distribution, en commençant par Papa Midnite qui amène les emmerdes au pied de ce bon John. On croisera aussi quelques démons, Deadman, Zatanna, un archange et encore une ou deux surprises.
L’histoire proposée nous montre bien que tout finit toujours par se payer et parfois les intérêts rendent la note particulièrement salée. Constantine a une capacité assez incroyable à se sortir des situations les plus désespérées. Et c’est d’ailleurs amusant de voir Papa Midnite flipper régulièrement à ce sujet. Mais ces « sauvetages » ont toujours un prix et il y a toujours quelqu’un qui doit payer.
Cette série n’est pas vraiment dans l’ancien univers d’Hellblazer et ce serait bien difficile puisque protagoniste de cette dernière a vieilli et changé. On a donc quelques petites connexions avec le reste de l’univers DC, que l’on voit essentiellement par les quelques guest-stars qui parsèment ce récit. Cependant, on reste bien en marge de cet environnement. Et la façon dont se conclu l’intrigue en est bien la preuve : on est plus proche d’Hellblazer que d’un Action Comics ou un Justice League avec happy end.
Graphiquement, c’est varié. Si on démarre avec un Riley Rossmo parfait sur les trois premiers numéros de ce recueil, on passe ensuite à Travel Foreman, avec un style différent, pendant deux épisodes. Ça colle bien à la partie Faerie ainsi qu’aux passages en Californie, accentuant ainsi le contraste avec New York. Cependant cette différence est moins intéressante sur les scènes se passant justement à New York. Les deux derniers numéros sont dessinés par Eryk Donovan avec un style encore différent mais qui me semble plus collé à l’ambiance de la série que celui de Foreman.
Notons que ce dernier volume de la série reprend aussi le numéro Hellblazer Rebirth 1, qui sert de prologue à la série suivante mettant en scène John Constantine. Une série qui démarre rapidement après la fin de celle-ci. Ce numéro étant aussi au début du premier recueil de la série en question, j’en parlerai lorsque je chroniquerai ce volume. Ce sera plus cohérent. Néanmoins, ça fait une bonne réclame pour inciter les lecteurices à continuer de suivre John Constantine dans ses aventures.
Ce volume conclut donc une petite série très sympathique. J’ai vraiment eu plaisir à retrouver John Constantine dans ses œuvres, avec démons, magiciens concurrents, arts pourris et coups tordus. Comme on reste malgré tout dans le label principal de l’éditeur, on a certes les petites touches de « censure » dans les dialogues avec des **** à la place de certains mots mais ça n’empêche guère de les remplacer par ce qu’ils cachent. Mais c’est un bien léger défaut à mon goût. Ça n’est évidemment pas une reprise de la série Hellblazer et c’est très bien comme ça. Constantine est aux États-Unis, encore en partie relié à l’univers DC, mais nettement plus en marge. Ceci dit, comme on le verra quand je relirai la série suivante, cet éloignement de son île natale n’est que temporaire. En tout cas, cette relecture s’est fort bien passée, j’y ai vraiment pris beaucoup de plaisir.

Constantine – The Hellblazer – The Art of the Deal
écrit par Ming Doyle & James Tynion IV
dessiné par Riley Rossmo, Travel Foreman & Eryk Donovan
encré par Brian Level & Joseph Silver
colorisé par Ivan Plascencia & Kelly Fitzpatrick
lettré par Tom Napolitano
éditions DC Comics
180 pages