Battletech

Au temps jadis où j’étais sensiblement plus jeune, j’ai eu l’occasion de joueur au jeu de rôle BattleTech. L’ambiance était assez plaisante et je ne regrette pas d’y avoir jouer. Je connaissais l’existence de jeux vidéo dans le même univers, sans jamais avoir pris le temps de m’y intéresser vraiment. Et puis un jour, au hasard des soldes, j’ai mis la main sur le jeu du même nom, accompagné de son lot de dlc.

BattleTech est un jeu de type tactical. Il existe à l’heure actuelle un autre jeu dans le même univers, Mechwarrior 5, où l’on pilote directement un mecha. Ici, il s’agit au contraire de gérer toute une équipe et de la dirigée dans des combats. Le jeu propose trois modes : campagne, carrière ou embuscade. J’ai surtout testé le mode campagne. La carrière est une version « allégée » de la campagne puisqu’elle enlève tout l’arc narratif. Enfin, le mode embuscade propose de faire des affrontements rapides avec une escouade déjà équipée.

Les chances de toucher ne sont pas très élevées, mais ça se tente.

J’ai donc joué en mode campagne. On incarne donc le chef d’un groupe de mercenaires qui loue les services de ses méchas et ses pilotes à qui voudra bien le payer. Et on se retrouve embringué dans une affaire d’usurpation dans une maison noble. On travaille donc régulièrement pour l’héritière qui tente de récupérer les systèmes que contrôlait sa famille. Et entre deux missions pour son compte, on peut négocier plusieurs contrats avec d’autres employeurs.

Chaque mission permet de récupérer de l’argent et/ou des éléments de méchas. Charge à nous de négocier en amont en fonction de ce dont on a besoin. On doit gérer le budget de l’ensemble, avec l’entretien et la réparation des machines après chaque combat, l’acquisition de nouveaux matériel, le salaire des pilotes et le recrutement éventuel de nouveaux pour combler les pertes, l’agrandissement du vaisseau qui transporte tout ce beau monde, etc.

La mécanique des combats est relativement simple : les méchas les plus légers et rapides agissent en premier et à initiative égale on a une alternance entre les différents camps en présence. Chaque pilote dispose de quelques capacités, selon la façon dont on les fait évoluer avec l’expérience, qui permettent de tirer sur plusieurs cibles en même temps, d’avoir un bonus de couverture, de permettre de refroidir le mécha plus rapidement, etc.

Parfois, on peut choisir de cibler une zone précise. Et c’est bien pratique.

Les missions ont généralement un objectif principal et parfois un ou plusieurs objectifs secondaires. Ces derniers permettent souvent d’obtenir un bonus pour la partie pécuniaire de la rémunération. Les missions proposent aussi parfois des imprévus : renfort inattendu, etc. C’est particulièrement vrai dans le cas des missions de la campagne qui contiennent leur lot de rebondissement.

Les environnements de combats sont assez variés et peuvent influer sur l’action. Certains terrains ont un effet déstabilisant, d’autres permettent de se protéger partiellement, de refroidir ou au contraire de réchauffer le mécha, etc. L’aspect température est assez important, car de nombreuses armes produisent de la chaleur et sans une dissipation efficace de cette dernière, un engin est rapidement endommagé voire carrément neutralisé. La jauge de chaleur est donc un sujet récurrent de préoccupation.

Comme dans tout bon tactical, le placement et les mouvement des unités est très important. Ligne de vue, possibilité d’attaquer par derrière, couverture, tir indirect, etc. sont autant de paramètre qui permettent de bien s’en sortir ou au contraire de sombrer rapidement face à une équipe bien positionnée. L’IA étant comme toujours assez limitée, je n’ai pas trop eu de soucis dans les contrats ordinaires. Par contre, certaines missions de la campagne présentent des défis assez relevés et il faut parfois savoir attendre d’avoir fait monter le tonnage de son équipe avant d’avancer dans l’intrigue.

On peut y aller au corps à corps et c’est vite dévastateur.

Une fois la campagne narrative terminée, le jeu continue avec un horizon plus large. On peut notamment s’impliquer un peu plus dans les relations entre les différentes maisons, en améliorant notre réputation au fur des contrats pris. Avec toujours un effet de vases communicants : les contrats ont toujours un antagoniste chez lequel on verra notre réputation descendre. La réputation a un effet sur les contrats disponibles ainsi que sur la rémunération et le prix des méchas et composants dans les boutiques.

Enfin, on trouve aussi après la fin de la campagne des petites séries de missions avec parfois plusieurs combats qui s’enchaînent, amenant de petits défis pour bien gérer ses engins et ses pilotes. (si j’ai bien compris, ces mini-campagnes font partie des dlc)

Cet univers est développé depuis plusieurs décennies et possède un lore assez large. On en retrouve quelques traces dans le jeu, notamment dans les dialogues où des termes sont parfois d’une couleur différentes et permettent d’accéder à des infos complémentaires. Mais je trouve que ça ne gène pas du tout l’utilisation du jeu pour celleux qui ne connaissent pas et n’ont aucune envie de s’y intéresser.

C’est pas le tout de taper comme un bourrin, il faut réparer tout ça après.

J’ai passé un fort bon moment avec ce jeu. Si j’en crois le compteur j’y aurai consacré plus de soixante-dix heures, le temps de bien finir la campagne, qui compte une vingtaine de missions, avec probablement le double de contrats fait entre deux. J’ai aussi commencé à explorer la phase post-campagne, avec les déplacements parmi tous les systèmes possibles et les mini-campagnes proposées. L’un des souvenirs que j’avais du jeu papier était de cocher encore et encore des cases sur la fiche de mon méchas au fur et à mesure qu’il perdait du blindage, un coup sur le bras gauche, un coup sur la jambe droite, etc. C’était un poil fastidieux. C’est typiquement le genre de jeu où j’apprécie beaucoup l’ordinateur qui gère tout ça pour moi. J’apprécie aussi beaucoup tout l’aspect gestion de l’équipe, acquisition de nouveaux méchas, équipement, etc. Et c’est un vrai plaisir de voir parfois partir une volée de quarante missiles plus deux-trois coups de laser vers un mécha adversaire. A l’occasion, je me laisserai peut-être tenté par l’aventure sur Mechwarrior 5 pour voir ce que cela donne d’être directement aux commandes d’un de ces engins.

Des missiles ! Tout plein de missiles !! Ahaha !!!

BattleTech
développé par Harebrained Schemes
édité par Paradox Interactive
disponible sur Windows, Linux, MacOs

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2 réflexions sur « Battletech »

    1. Alors je pense que je vais passer mon tour. J’avoue avoir un peu survolé la partie lore de l’univers, préférant me concentrer sur l’amélioration de mon équipe de mechas. 🙂
      Je touche déjà à peine à l’univers Warhammer 40.000, avec les bouquins d’Abnett sur les inquisiteurs, et je peine à trouver du temps pour lire du Star Wars. Alors je vais éviter de plonger dans un univers de plus. Plus de quatre-vingt heures de jeu c’est déjà pas mal en investissement temporel. 😉

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