Élévation/La guerre de l’Élévation, de David Brin

Après une relecture très plaisante de Jusqu’au cœur du Soleil et de Marée stellaire, c’est au tour du troisième volume de la série phare de David Brin de repasser sur le grill. Depuis ma première lecture et par le fait d’un changement d’éditeur, Élévation est devenu La guerre de l’Élévation, un titre plus proche de son original.

Garth est un monde qui a souffert de graves ravages écologiques du fait de ses précédents occupants. La planète a fini par être allouée à l’humanité, à charge pour elle de remettre l’écosystème d’aplomb. Mais les événements galactiques viennent perturber la situation locale.

J’aime beaucoup retrouver cet univers. Le principe de l’Élévation et la société galactique basée dessus m’intéresse toujours. Et au contraire des deux précédents volumes, cette mécanique est l’un des éléments principaux de l’intrigue. Par contre, cet épisode est moins foisonnant en terme d’espèces sentientes mais l’auteur prend un peu plus le temps de rentrer dans le mode de fonctionnement des deux espèces que l’on voit le plus. Et je suis toujours épaté par ses descriptions du fonctionnement sociétal de ces espèces. Si le reste des espèces sentientes n’est dans l’ensemble qu’évoqué (à une ou deux exceptions près), on a à nouveau quelques allusions aux formes de vie basées sur l’hydrogène.

Du côté de l’humanité et de ses clients, il n’y a cette fois pas de dauphin mais les chimpanzés sont présents en force et représente une bonne partie des protagonistes que l’on suit au fil de l’intrigue. J’apprécie beaucoup leur point de vue, Brin s’intéresse notamment à leur opinion sur leur espèce patronne. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que ce ne sont pas juste des copies d’humains avec un peu plus de poil. Tout comme les dauphins de Marée stellaire, les chimpanzés de ce roman ont des modes de pensée et d’interactions sociales qui sont en partie hérités de leurs origines.

Ce roman est le plus épais de la série, mais tout comme à ma première lecture je l’ai lu en quelques jours seulement. L’écriture de Brin permet un rythme de lecture plutôt rapide et il y a des touches d’humour qui participent à cette facilité de lecture.

A la relecture, ce livre est donc très bien passé. J’ai eu plaisir à retrouver certains des personnages de cet opus. L’univers de cette série est un endroit dans lequel j’aime beaucoup me replonger. Le principe général, la variété des espèces sentientes, l’humour, les relations entre humains et leurs clients, etc. il y a énormément de chose que j’y apprécie. Ce volume finit une sorte de première trilogie de l’Élévation. Il est tout à fait possible que relise aussi la seconde trilogie, celle centrée sur la planète Jijo et où l’on finit par recroiser la route du Streaker et de son équipage.

La guerre de l’Élévation (The Uplift War)
de David Brin
traduit par Jean-Pierre Pugi
illustration de Emile Denis
éditions Bragelonne
576 pages (poche)

disponible en numérique chez 7 switch

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