ATG #57 : Star Wars

La fiche de l’émission

Une fois n’est pas coutume, je propose une lecture dès les télexs, avec un petit livre de vulgarisation scientifique. Le cantique des quantiques de Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod (ed. La Découverte) est un petit livre qui essaie d’expliquer les grandes lignes de la physique quantique. Si je n’ai pas tout compris à la première lecture, les analogies que font les auteurs permettent de saisir quand même beaucoup de chose dès le premier passage et la brièveté de l’ouvrage permet d’y revenir par la suite pour approfondir sa compréhension du sujet. On peut certainement trouver plus complet sur le sujet, mais ce livre me semble un bon point de démarrage pour tout néophyte.

Ayant déjà fait un petit guide de lecture des romans Star Wars, j’ai décidé d’orienter cette rubrique vers les autres space-opera. Et je commence par quelques bandes dessinées.

Universal War, de Denis Bajram. Une série déjà évoquée dans le numéro spécial Noël. Le premier cycle de six albums, Universal War One, est disponible sous forme d’une intégrale. Le deuxième, Universal War Two, est en cours de publication (deux albums disponibles sur les six prévus) et normalement un troisième cycle devrait clôturer tout ça.
Valerian & Laureline, de Pierre Christin et J-C Mezieres. Une série historique dans la BD de SF francophone, où l’on voyage à la fois dans l’espace et dans le temps. J’avais déjà évoqué cette dernière dimension dans une émission précédente, voyons un peu ce qu’il y a de bien à lire du côté space opera. Tout d’abord L’empire des mille planètes, album sur lequel Star Wars a repiqué beaucoup d’idées visuelles. Parmi les autres titres orientés espace : Le pays sans étoile, Les oiseaux du maître, L’ambassadeur des ombres et Sur les terres truquées.
Yoko Tsuno, de Roger Leloup. L’autre grande série historique de SF de la BD francophone, elle aussi évoquée précédemment pour les voyages dans le temps. Tout un pan de l’univers créé par Leloup est associé à l’espace et à la planète Vinéa, située dans une autre galaxie. Parmi les titres concernés : Les trois soleils de Vinéa, Les titans, La lumière d’Ixo, Les archanges de Vinéa. Le secret de Khâny, le dernier album en date paru en juin dernier, s’inscrit dans cet arc vinéen.

Dans les émissions précédentes, j’ai évoqué plusieurs fois quelques grandes séries patrimoniales du genre : La Culture de Iain M. Banks,  la série de l’Élévation de David Brin et le cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds. On peut y ajouter deux grands classiques de la SF : Dune de Frank Herbert et Hypérion de Dan Simmons.

Le Royaume-Uni abrite deux autres grand pourvoyeurs du genre ces vingt dernières années :
Peter F. Hamilton. Après une trilogie de roman plutôt orienté cyberpunk/thriller, Hamilton arrive dans le space opera avec sa grande série de L’aube de la nuit (trois romans traduits chez nous en six volumes de plus de cinq cents pages chacun). Il a depuis enchaîné avec la série de L’étoile de Pandore, puis la trilogie du Vide et a commencé un nouveau diptyque situé dans le même univers que ces deux dernières séries. Les néophytes un peu effrayé par les séries de gros pavés pourront tenter son roman isolé Dragon déchu.
Stephen Baxter. Dès sa première nouvelle, il a commencé à ébauché l’une des histoires du futur les plus ambitieux de la sf anglophone. Son univers des Xeelees est principalement disponible en français en deux séries. D’abord le cycle des Xeelees, composé de quatre romans, Gravité, Singularité, Flux et Accrétion, ainsi que d’un recueil de nouvelles (Vacuum Diagrams) qui devrait arriver un jour aux éditions Le Bélial (si tout se passe bien). L’autre série est celle des Enfants de la destinée dont les trois romans, Coalescence, Exultant et Transcendance, ont été traduit chez nous. Il manque là aussi un recueil de nouvelles (Resplendent). Enfin, un nouveau recueil devrait arriver en anglais cet automne.

Le space opera dispose d’un sous à part entière, le space opera militaire.
Succession, de Scott Westerfeld. Un space opera avec tous les bons ingrédients du genre.
La flotte perdue, de Jack Campbell. Une série avec un point de départ intéressant et que je préfère à Honor Harrington de David Weber.
– La série Miles Vorkosigan, de Lois McMaster Bujold. Bujold a créé un univers original avec une série assez centrée sur les relations entre les personnages.
La paille dans l’œil de Dieu, de Larry Niven et Jerry Pournelle. Une histoire de premier contact où une expédition humaine essaie d’évaluer le danger potentiel que représente une espèce extra-terrestre.

Une valeur sûre de la SF.
Vernor Vinge est un auteur qui écrit peu mais qui a su marquer la SF, notamment par la popularisation du concept de singularité technologique. Du côté du space opera, il a remporté deux fois le prix Hugo pour Un feu sur l’abime et Au tréfonds du ciel, deux romans se passant dans le même univers mais pouvant se lire indépendamment. Notons que ce sont dans les deux cas de bons pavés et qu’ils demandent un temps d’adaptation à l’univers de l’auteur, mais le résultat est à la hauteur des efforts à fournir.

Un auteur français pour ne pas donner que de l’anglo-saxon.
Les guerriers du silence de Pierre Bordage. Une série que je n’ai malheureusement pas encore lu, mais les nombreux bons échos que j’en ai m’ont fait l’inscrire sur ma liste de bouquins à lire. On peut espérer que je le chronique dans un futur plus ou moins éloigné.

Deux propositions un peu différentes.
Les chroniques de l’inquisition, de S. P. Somtow. Cet auteur thaïlandais propose une vision du space opera qui s’éloigne pas mal des habitudes du domaine anglo-saxon.
Des milliards de tapis de cheveux d’Andreas Eschbach. Ce roman est construit comme une succession d’histoires différentes toutes centrées autour du thème de la fabrication de tapis de cheveux de femmes. Eschbach parvient à réaliser une œuvre assez courte tout en faisant preuve d’originalité et en proposant un vrai mystère.

Les recueils de nouvelles sur le genre sont assez rares mais en voici un.
Le Nouveau Space Opera, anthologie dirigée par Gardner Dozois et Jonathan Strahan. Une anthologie composée de dix-huit textes. Certains sont de la plume de noms bien connus par chez nous : Dan Simmons, Alastair Reynolds, Greg Egan, Stephen Baxter, Gregory Benford… On y trouve aussi des auteurs qui sont difficilement/plus trouvables dans les rayons : Gwyneth Jones, Kage Baker, Mary Rosenblum, Tony Daniel

Enfin, je vous propose une licence, autre que Star Wars.
Warhammer 40.000. Un univers de space opera avec un empire militariste en guerre permanente à travers toute une galaxie. Ce n’est pas très fin, mais ça défoule bien quand on cherche du space opera d’action qui ne demande pas trop de réflexion et ça un petit côté jouissif. Il existe des centaines de romans dérivés de cet univers et parmi eux j’ai testé les séries Eisenhorn et Les fantômes de Gaunt, toutes deux écrites par Dan Abnett qui semble l’auteur phare de cet univers. Un jour ou l’autre, je lirai probablement L’hérésie d’Horus qui semble la grande série clé de l’univers Warhammer 40.000.

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