Catwoman – Far from Gotham, de Joëlle Jones, Fernando Blanco & Elena Casagrande

Ma relecture du premier volume du run de Joëlle Jones sur Catwoman s’est bien passée, je continue sur ma lancée avec un deuxième volume un peu plus épais puisqu’il reprend les numéros 7 à 13 et l’Annual 1.

Toujours installée à Villa Hermosa, Californie, Selina Kyle reçoit la visite d’une connaissance venant de Gotham. Quelqu’un qui lui propose un boulot qui, bien entendu, va se révéler plus complexe et dangereux que prévu. Cette première partie dure deux numéros, avec une bonne dose d’action, quelques surprises, la famille Creel toujours flippante qui continue ses bricolages en arrière-plan et un cliffhanger à la fin.

On saute ensuite le numéro 9, qui est reporté à la fin du recueil, et on enchaîne avec un comparse de Selina qui se retrouve avec un besoin urgent d’aide et une Catwoman sur une moto, plein gaz, pour lui porter secours. Puis on fait un retour en arrière, afin de résoudre le cliffhanger précédent et de comprendre comment on en arrive à cette situation. On part donc pour quatre numéros avec encore une dose d’action, notamment de la course-poursuite, toujours les Creel qui magouille, quelques personnages annexes que l’on développe un peu, un flic pourri, quelques apparitions plaisantes de Maggie. Tout ça se termine avec encore un cliffhanger un peu inquiétant, avant un petit épilogue qui semble tomber un peu comme un cheveu sur la soupe et lié à l’event Year of the Villain, qui va un peu impacté la série par la suite.

Après tout ça, on passe à l’Annual 1. Le récit a la forme d’une série de témoignages recueillis par des journalistes, pour essayer d’éclaircir les circonstances d’un événement tragique. L’histoire fait des va et vient entre les témoignages et l’action dans le passé. On a un peu de variété dans les points de vue, y compris celui d’un témoin souhaitant rester anonyme. On en profite aussi pour récupérer quelques fonds de tiroirs de l’univers DC. J’ai bien aimé la structure de ce récit et ce qu’il raconte, d’autant plus que graphiquement c’est plutôt bien rendu.

Enfin, on retrouve le numéro 9, exilé en fin de recueil, probablement par que son intrigue est détachée du reste et qu’il n’est pas scénarisé par Joëlle Jones mais par Ram V. On y voit Selina organiser et exécuté un casse un peu spectaculaire, en se jouant tant de criminels locaux que de la police. J’ai trouvé que c’était vraiment réussi et ça me fait un peu penser à un autre casse organisé par Catwoman que Ram V a écrit plutôt dans son run sur Detective Comics, mais avec une ambiance vraiment différente.

C’est donc un volume que j’ai trouvé vraiment plaisant à la relecture. Jones se débrouille bien avec sa voleuse et les ennuis qui lui tombent dessus comme la pluie. Elle écrit une Selina qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, toujours prête à jouer un tour surtout s’il y a moyen de barboter un joli bibelot en chemin. Sur le plan graphiquement, Jones a vraiment passé la main à d’autres artistes, à commencer par Blanco et dans l’ensemble c’est joli à voir. Le volume se termine par quelques couvertures variantes, dont une très belle par Ben Oliver. Il ne me reste plus qu’à relire le troisième et dernier volume du run de Joëlle Jones.

Catwoman – volume 2 – Far from Gotham (Selina Kyle : Catwoman – tome 2 – Loin de Gotham)
écrit par Joëlle Jones & Ram V
dessiné par Fernando Blanco, Elena Casagrande, Hugo Petrus, Joëlle Jones, Scott Godlewski & John Timms
encré par Le Beau Underwood
colorisé par John Kalisz, John Timms, Jordie Bellaire & Laura Allred
lettré par Saida Temofonte & Josh Reed
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
210 pages

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