Le puits de l’ascension, de Brandon Sanderson

Il y a peu je vous parlais de L’empire ultime, premier volume de la trilogie Fils-des-Brûmes du sympathique Brandon Sanderson, surtout célèbre pour la reprise de la Roue du Temps de feu Robert Jordan. Ce bouquin m’avait fait une très bonne impression c’est pourquoi je n’ai guère tarder à m’attaquer au suivant : Le puits de l’ascension.
On reprend l’histoire environ un an après la fin du volume précédent. Les rebelles ont réussi à éliminer le Seigneur Maître, Elend a été placé à la tête de Luthadel, Vin à ses côtés comme arme de dissuasion et les autres membres du groupe auparavant dirigé par Kelsier tentent de faire tenir le petit royaume d’Elend debout. Car l’Empire ultime s’est désagrégé, chaque dominat se choisissant un roi, lesquels ont des ambitions sur le territoire de leurs voisins. C’est ainsi que l’armée de Straff Venture, le propre père d’Elend, campe devant Luthadel avec la manifeste intention d’en finir avec son rejeton.
Le puits de l'ascension pocheL’un des talents de Sanderson est incontestablement de savoir prendre son lecteur à contrepied. Depuis une dizaine d’années plusieurs auteurs de fantasy s’ingénient à contourner les clichés ou à amener des retournements de situation inattendus, un peu dans la continuité de George R. R. Martin qui a ouvert la voie dans le domaine. Sanderson est loin d’être le plus mauvais à ce jeu et c’est un vrai plaisir de voir une affaire d’espion finir par obséder le lecteur.
Tout comme dans le premier volume les épigraphes des chapitres forment un récit, complémentaire à celui de l’Empire ultime et par lequel une fois encore Sanderson va semer des petits cailloux qui formeront finalement un dessin qui surprendra certains personnages (et peut-être le lecteur s’il n’est pas trop attentif).
Au niveau des personnages Sanderson maîtrise toujours son art, faisant notamment sentir l’influence sur la relation Vin-Elend du pouvoir que détient chacun d’eux. Le personnage de Sazed prend lui aussi en épaisseur et l’on en apprend un peu plus sur son peuple.
J’ai aussi retrouvé l’une de ces particularités généralement propres aux mangas. Cette fois il s’agit de ces combats dans lesquels le héros est dominé par son adversaire et parvient malgré tout à l’emporter, en faisant preuve d’imagination et en sachant utiliser ses propres faiblesses pour s’imposer au final. On voit ainsi Vin dans un duel qui m’a rappelé certains combats de Pop dans Dragon Quest (Fly) ou bien Shikamaru dans Naruto.
La fin est cette fois plus tendue que celle du précédent opus, appelant clairement une suite dont j’espère qu’elle ne tardera pas trop. C’est en tout cas un grand plaisir de lire de la fantasy de ce niveau, des livres capables de faire rêver, de surprendre et d’émerveiller à la fois. Et je continue d’espérer de grandes choses à l’avenir de la part de Sanderson.
Le puits de l'ascension gf
Le puits de l’ascension (The well of ascension)
de Brandon Sanderson
traduit par Mélanie Fazi
Illustration de Chris McGrath (grand format) Sam Weber (poche)
éditions Orbit (grand format) Livre de poche (poche)
728 pages (grand format) 1080 pages (poche)
Pour continuer à voyager en compagnie de Vin et Elend :

Une réflexion sur « Le puits de l’ascension, de Brandon Sanderson »

  1. le premeir volume etait bon, le deuxieme l’est tout autatn meme si je retrouve encore une fois une espece de flottement propre au(x) volet(s) median’s) des suites.

    mais ca ne gache pas specialement le plaisir de la lecture de cet escellent ouvrage.

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