Continuons la petite série The Hellblazer avec un troisième volume où l’on change de scénariste et donc aussi de direction et d’intrigue.
Ce volume est composé de deux récits en trois épisodes chacun, par des scénariste différents.
On commence par The Inspiration Game, écrit par Tim Seeley. Où l’on trouve un Constantine qui se réveille dans une situation un peu compliquée. Les scénaristes mettant en scène John Constantine créent régulièrement de nouveaux personnages issus de son passé, généralement des protagonistes pour qui l’histoire ne va pas être de tout repos.
J’ai bien aimé cet arc. Comme toute personne saine d’esprit et qui a déjà connu Constantine, Margaret n’est pas du tout heureuse de le retrouver. Qui plus est avec un cadavre, enfin ce qu’il en reste, dans l’affaire. Mais John n’a pas son pareil pour arriver à soutirer services et informations de gens qui sont d’autant plus récalcitrants qu’iels savent très bien à qui iels ont affaire. J’ai aussi apprécié l’idée utilisée pour la base de cette intrigue, qui suit le chemin assez classique où Constantine fini par l’emporter après avoir manipulé et pris tous les risques et où il réussi quand même à décevoir les gens qu’il aide. Au niveau du dessin, je trouve que le trait de Jesus Merino se prête très bien à l’histoire et à l’univers de Constantine en général.
Le deuxième arc, intitulé The Bardo Score, est écrit par Richard Kadrey. On plonge dans une ambiance un peu différente mais qui va aussi prendre son inspiration dans une mythologie. On rencontre encore une nouvelle vieille connaissance de Constantine et ce dernier se retrouve rapidement au centre de l’attention d’un peu trop de monde doué d’intentions assez hostiles à son égard.
J’ai aussi apprécié cette histoire. L’idée mythologique utilisée m’a plu. J’ai aussi beaucoup aimé voir John galéré face à la coterie de praticien-ne-s de magie qui lui demande des comptes. Enfin, on voit que ses talents ne résident pas seulement dans la manipulation et le mensonge mais aussi dans une certaine capacité à faire sortir la vérité. En tout cas, quand ça l’arrange, voire que ça dérange très fortement un antagoniste. Priez pour que Constantine ne découvre jamais vos secrets. Graphiquement, le trait de Davide Fabri est bien mais je le trouve un peu lisse en comparaison de celui de Merino. En soi, ce n’est pas un problème, mais l’enchaînement des deux dans le même volume montre bien le contraste. Ceci dit, chacune des deux histoires étant entièrement dessinée par un seul artiste les rend cohérente graphiquement et c’est toujours une bonne chose.
Voici donc un volume qui m’a plu. On a des histoires pas trop longues, trois épisodes chacune, bien dessinées et où le personnage est globalement fidèle à lui-même. Les idées utilisées m’ont plu et le changement de scénariste entre les deux récits ne m’a pas gêné. Du côté des couvertures, on en a trois par Seeley et trois par Merino et c’est bien, à part la troisième de Seeley que je n’ai pas trouvé terrible. En fin de volume, on a une petite galerie de couv variantes, avec du Yasmine Putri toujours au top et une de Sean Phillips qui va très bien aussi. Le seul petit regret est qu’on laisse complètement tomber les éléments des deux premiers volumes, alors que pour moi les choses n’étaient pas vraiment terminées. Mais je ne peux pas en faire le reproche aux artistes de ce tome qui font bien leur boulot.

The Hellbazer – The Inspiration Game
écrit par Tim Seeley & Richard Kadrey
dessiné par Jesus Merino & Davide Fabbri
encré par José Marzan Jr.
colorisé par Carrie Strachan
lettré par Sal Cipriano
éditions DC Comics
143 pages