The Hellblazer – The Poison Truth, de Simon Oliver, Moritat & Pia Guerra

Après avoir terminé la petite série Constantine – The Hellblazer, DC Comics n’a pas trainé avant de proposer une nouvelle série mettant en scène l’increvable magicien britannique. La série va cette fois durer deux ans et vingt-quatre numéros plus un numéro bonus d’ouverture, comme toutes les séries relancées au moment de Rebirth.

Le volume débute avec ce numéro spécial, dans lequel on va voir pourquoi John Constantine avait-il dû s’exiler de l’autre côté de l’Atlantique. Puis on constate de quelle façon il organise son retour au bercail. L’occasion de retrouver un personnage incontournable de l’univers Hellblazer : Chas, le perpétuel larbin de Constantine. Le scénariste va aussi piocher dans le vivier de la mythique série puisqu’il nous convoque une Mercury tout droit issue du run de Jamie Delano. Et l’ado est devenue une jeune femme avec un rapport assez hostile à son ancien compagnon de route. Voilà qui permet de réancrer un peu le personnage dans un univers pré-New 52. On croise aussi quelques autres figures connues et l’intrigue nous montre que Constantine est du genre à parier très, très gros quand il bluffe. Bref, cette nouvelle introduction au personnage est vraiment plaisante. Et graphiquement, le style de Moritat change vraiment de celui de la série précédente, mais ça colle bien aussi.

On enchaîne ensuite avec l’arc éponyme de ce volume et qui dure pendant les six numéros restants. Après un petit prologue en juin 1914, on retrouve Constantine squattant chez Chas, pour la plus grande joie de sa femme Renee, la plus grande fan de John Constantine. Là, j’avoue, c’est du sarcasme. Bref, les ennuis ne tardent pas à se manifester par le biais de cet autre grand « ami » de Constantine : Swamp Thing.

On part alors dans une intrigue où l’on retrouve évidemment Mercury. John nous introduit aussi à l’une de ses connaissances des milieux occultes londoniens : Clarisse Sackville. Et la grande menace de cet arc se dévoile petit à petit. J’avoue que j’aime assez bien l’idée qu’il y a derrière. Constantine rebondit donc entre les problèmes, les autres protagonistes se promènent, parfois dans un ailleurs que les connaisseurs de Swamp Thing ne manqueront pas de reconnaître. Le paysage fantastique londonien s’enrichit légèrement. Et on nous rappelle aussi que les démons, fantômes et autres créatures surnaturelles ne sont pas les seuls problèmes que rencontrent John Constantine. Cet homme a un gros passif auprès de nombre d’autres humains. Et il nous fait régulièrement la démonstration de ses talents de menteur, bluffeur et arnaqueur. Mais la série n’oublie pas de nous rappeler que tout finit par se payer. La question étant qui règle l’addition.

A la fin du volume, l’intrigue n’est clairement pas terminée mais les enjeux sont posés, tous les protagonistes sont en place et on voit déjà un certain nombre de choses que se cachent les uns les autres.

Dans l’ensemble, je trouve que le style de Moritat passe plutôt bien. Sur les deux derniers numéros, c’est Pia Guerra qui prend la relève avec un style un peu différent mais qui reste dans la continuité.

Une partie des couvrantes sont de John Cassaday et j’avoue que je suis moyennement convaincu. Je trouve que celles de Moritat fonctionnent mieux. On a aussi à la fin quelques couvertures variantes, notamment du Yasmine Putri que je trouve très sympathique.

A la relecture, j’apprécie beaucoup le début de cette série. Le retour à Londres paraissait une évidence. Que Constantine fasse un petit tour aux States de temps en temps, pourquoi pas, mais sa terre d’élection est le royaume de sa gracieuse majesté. On va voir comment ça se passe dans les volumes suivants.

The Hellblazer – The Poison Truth
écrit par Simon Oliver
dessiné par Moritat & Pia Guerra
encré par José Marzan Jr.
colorisé par Andre Szymanowicz, Carrie Strachan & Tony Aviña
lettré par Sal Cipriano
éditions DC Comics
166 pages

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