Batman – The Dark Knight – Clay, de Greg Hurwitz & Alex Maleev

Nous voici arrivé au dernier volume de la série Batman – The Dark Knight. Après deux volumes qui suivaient un peu le même schéma, est-ce que l’on va le voir une troisième ou bien y a-t-il du changement dans cet ultime tome ?

Après l’Épouvantail et le Chapelier Fou, c’est au tour de Clayface d’être au centre de l’intrigue. On retrouve donc une histoire où Batman enquête sur Clayface pendant que l’on voit un peu le passé et l’origine de ce dernier. Cette fois, ça ne dure que quatre numéros et on perd le fait d’avoir une intrigue parallèle, puisque Natalya n’est plus dans l’équation et qu’on ne semble pas avoir grand chose d’autre pour occuper Bruce. Par contre, l’histoire a une forme intéressante puisque Clayface est stoppé avant la fin mais qu’on a un petit peu de rebondissement. Je trouve ça donc un peu en dessous des deux précédents volumes sur ce point. Par contre, graphiquement ça fonctionne bien, avec un Maleev qui bosse très bien.

On a ensuite une histoire en deux numéros. Entièrement muet, le récit est du point de vue d’une migrante qui vient à Gotham et se retrouve aux mains de mafieux qui l’exploite dans un atelier clandestin. Jusqu’au moment où Batman vient s’occuper de tout ça. C’est très bien fait, on n’a pas besoin du moindre dialogue pour comprendre ce qu’il se passe. Et j’aime beaucoup qu’on rappelle que l’homme chauve-souris n’est pas là que pour taper des méchants qui posent des énigmes énervantes ou qui sèment des bombes partout. Il s’occupe aussi de la criminalité de façon générale et notamment de celle des mafias. Le récit n’oublie pas de montrer la face Bruce Wayne du personnage, avec son action pour aider à l’intégration de tous. Enfin, si tout ça fonctionne c’est notamment grâce à Alberto Ponticelli qui dessine tout ça très bien.

Enfin, on termine ce volume et cette série par deux épisodes centrés sur Man-Bat, avec un Batman qui s’interroge sur la culpabilité ou l’innocence de Kirk Langstrom. C’est l’occasion de nous proposer un méchant bien méchant et détestable à souhait en la personne d’Abraham Langstrom, père de Kirk. Un milliardaire bien pourri auquel on souhaite vivement de finir misérablement sa vie en se pétant la nuque sur le coin de son lavabo. L’opposition entre Batman et ce nouveau Man-Bat est assez sympathique à suivre, d’autant que j’apprécie toujours quand Kirk Langstrom est montré en tant que repenti ne cherchant pas les ennuis. Graphiquement, c’est un peu inégal, le premier numéro étant entièrement dessiné par Van Sciver alors qu’il partage les crayons avec Jorge Lucas dans le second et ça se voit.

Cet ultime volume aura commencé en suivant la même voie que les deux précédents, avec un Clayface inquiétant mais aussi un peu misérable, ce qui amène un tantinet de variation avec les deux autres super-méchants mis en scène auparavant. Les deux autres histoires proposées changent un peu la formule, mais avec grand plaisir pour la première, et un peu plus classiquement pour la deuxième (même si on se retrouve là aussi avec une version qui peut être flippante de Man-Bat). Et graphiquement, j’ai trouvé les deux premiers récits très satisfaisant, le troisième étant plus classique. Voilà qui conclu une série qui n’avait pas très bien démarrée mais à qui le changement de scénariste aura été très profitable. Et c’est toujours plus appréciable quand ça évolue dans ce sens-là.

Batman – The Dark Knight – volume 4 – Clay (Batman – Le Chevalier Noir – tome 4 – De l’argile)
écrit par Gregg Hurwitz
dessiné par Alex Maleev, Ethan Van Sciver, Alberto Ponticelly & Jorge Lucas
colorisé par Dave McCaig, John Kalisz & Hi-Fi
lettré par Dezi Sienty, Carlos M. Mangual, Sal Cipriano & Taylor Esposito
éditions DC Comics (anglais) Urban Comics (français)
176 pages

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