Batman : Urban Legends – Volume 6

Nous voici arrivé au sixième et dernier volume de la série anthologique Batman : Urban Legends. Un volume qui compte pas moins de douze histoires. Voyons ce qu’il restait comme récits à recueillir.

On commence avec Leatherbound, où en vingt-deux planches on voit Batman s’intéresser à une affaire de mutinerie sur des reptiles. On croise bien évidemment Killer Croc le long de l’intrigue et tout ça se termine plutôt bien, tout en étant joliment dessiné.

On repart pour vingt-deux planches dans Castle Arkham : On Haunted Wings, un Elseworld (l’une de ces versions alternatives des super-héros) qui respire un peu le fantastique et où Batman et son équipe luttent contre des créatures monstrueuses. Les choix fait pour l’univers sont plaisants, même si je pense qu’il y avait moyen de faire un peu mieux. L’intrigue se suit tranquillement, jusqu’à une conclusion qui laisse ouverte la porte à une suite.

Toujours vingt-deux planches pour the Wheelman of Gotham. Un récit dans lequel il est bien sûr question de course-poursuites en voiture, avec un mystérieux chauffeur capable de semer Batman & Robin. Ces derniers font appel à Kid Flash pour leur prêter assistance. On a quelques scènes de course-poursuite bien faites et c’est agréable à regarder. On a là un exemple de petit récit qui introduit un nouveau personnage, que l’on ne reverra probablement jamais mais qui sera peut-être quand même exhumé un jour par un scénariste ayant souvenir de quelque chose de sympa à réutiliser.

Dans The Director, on suit principalement Nightwing, assisté de Barbara Gordon, dans la traque d’un mystérieux réalisateur qui filme ses exploits et les diffusent. J’ai bien aimé ce jeu de piste, avec son lot de rebondissements, la longueur du récit, deux fois vingt-deux planches, permettant de développer un peu tout ça. Les interactions entre Dick et Barbara sont aussi appréciables, avec un petit clin d’œil sympathique à Alfred Pennyworth. Et on a même un affreux récurrent qui vient faire la guest-star.

Night Terrors est une petite histoire de douze planches, avec Batman et Robin, version Tim Drake. Le duo fait une petite excursion à l’asile d’Arkham pour régler un problème de cauchemar. Une occasion de plonger dans ceux de Bruce et Tim. C’est un poil court et c’est dommage car je pense que ça aurait été meilleur avec quelques pages de plus.

Belle & Beau porte le nom du duo de personnage qu’on y suit, le temps d’une dizaine de planches. On y suit un couple de petits escrocs qui essaient de ramasser les miettes des super-méchants… avec les risques que cela comporte. C’est court et rapide mais bien fichu et j’ai bien aimé.

On passe à huit planches pour Tiny Hands in the Dark, petit récit où l’on croise le Ventriloque. C’est court, rapide mais bien mené avec un petit doute final. Et graphiquement j’aime bien le style d’Hayden Sherman.

Call It ne dure que deux planches. C’est trop court pour créer une ambiance ou mettre de l’émotion, je trouve, mais c’est toujours deux jolies planches de Mikel Janin et ça ne se refuse pas.

C’est Talia al Ghul qui s’invite dans l’histoire pour My Son, petite histoire d’une dizaine de planches où l’on a une confrontation entre le père et la mère de Damian. Ça n’est pas mon histoire préférée du volume, notamment du fait que j’ai presque toujours un problème avec le personnage de Talia, mais je trouve qu’elle marche pas trop mal.

Dans Survivor’s Guilt, on se concentre pendant une dizaine de planches sur une Renee Montoya à qui l’on vient de proposer le poste de commissaire de Gotham. Renee est en plein doute sur sa légitimité à occuper cette fonction, notamment au regard des abus policiers et de son historique personnel. Mais une petite conversation avec Batwoman lui permet d’éclaircir les choses. C’est agréable de plonger dans le passé de ce personnage que j’aime bien.

Toujours une dizaine de planches pour Utility, petite histoire où certains des bat-gadgets commencent à se promener dans la nature. Chose qui ne plait pas forcément à l’homme chauve-souris. On croise aussi Anarky. C’est une peu anecdotique, mais toujours plaisant de voir un Batman qui finit par se rappeler ce qu’il peut représenter pour autrui. Ce genre d’histoire ne révolutionne pas le personnage mais c’est bien d’en avoir de temps en temps, un peu comme une piqure de rappel.

Enfin, on termine ce recueil avec Hot Pursuit. Un petit récit d’une dizaine de planches où Robin rappelle à Batman le sens du mot partenaire. Sympathique.

C’est donc la fin de cette série anthologique qui aura produit des récits de toutes les longueurs et de style assez varié. Si l’ensemble est centré sur Batman et la Batfamille, on aura quand même vu défiler une belle galerie de personnages et avec quelques propositions d’ajout à cet univers. Dans l’ensemble, je suis content de ce qui a été produit. Peu après la fin de cette série, une nouvelle série du même type, Batman : The Brave and the Bold a été publiée. J’en reparlerai ici à l’occasion puisque plusieurs volumes reprenant certains récits ont été édité.

Batman : Urban Legends – Volume 6
écrit par Brandon Easton, Jim Zub, Anthony Falcone, Michael Cho, Jamal Campbell, Tini Howard, Blake M. Howard, Greg Hahn, Zac Thompson, Joey Esposito, Nadia Shammas, Julio Anta, Yedoye Travis & Kenny Porter
dessiné par Will Robson, Max Dunbar, Michael Cho, Jamal Campbell, Max Raynor, Mike Norton, Hayden Sherman, Mikel Janin, Jahnoy Lindsay, Miguel Mendonca, Lucas Silveira & Simone Di Meo
colorisé par Matt Herms, Romulo Fajardo Jr., Dave Stewart, Adriano Lucas, Hi-Fi, Marissa Louise, Jordie Bellaire & Roman Stevens
lettré par Josh Reed, Lucas Gattoni, Travis Lanham, Clem Robins, Clayton Cowles, Decca Carey, Ferran Delgado & Andworld Design
éditions DC Comics
208 pages

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