Batman : Urban Legends – Volume 4

Après un troisième volume qui se concentrait sur deux histoires longues, le quatrième recueil de Batman : Urban Legends s’occupe de regrouper tout un tas de petits trucs qui trainaient dans divers numéros : pas moins de dix-sept récits !

Les premiers récits sont regroupés sous l’étiquette « Dark Tomorrows… ». Dans le premier, intitulé Hunter… or Hunted on suit une Cassandra Cain dans une Gotham sous le contrôle du Magristrate. Une petite histoire liée à l’event Future State, sans prétention mais agréable à voir pendant sa dizaine de planches.

The Executive Game dure aussi une dizaine de planches, avec un Damian Wayne en Batman et un chat nommé Alfred. Une histoire qui va dans la lignée d’une timeline future créée par Grant Morrison en 2007 dans le numéro 666 de Batman. J’ai trouvé ça assez anecdotique et pas plus emballant que ça.

Les quatorze planches de The Batman with no Name se passent au 853e siècle soit le moment d’une hypothétique parution du numéro un million des séries DC, d’où l’event DC One Million publié en 1998 auquel se réfère cette histoire (oui, ils aiment faire simple dans les comics). J’ai trouvé cette histoire assez sympathique.

On passe ensuite à des histoires regroupées sous le titre « Tales from Gotham’s Present… » et on commence avec Death Wish où en dix planches Lady Shiva nous montre que la communication ça n’est vraiment pas son fort, notamment en famille. J’aurai trouvé ça pas terrible s’il n’y avait la plongée dans son passée, qui rend ça un peu plus sympathique.

Memory Lane s’étale sur trois fois dix planches avec une intrigue centrée sur une équipe constituée de Lady Shiva, Katana, Miracle Molly et Ghost (deux personnages créés lors du run de James Tynion IV sur Batman). Il y est question d’une appli mobile avec des effets secondaires nocifs. J’ai trouvé que cette équipe improbable fonctionne assez bien avec le récit proposé et graphiquement c’est très propre.

On a ensuite une dizaine de planches pour Little Pyg, Little Pyg, une histoire qui parle bien évidemment que Professor Pyg, l’un des méchants du batverse que je déteste le plus. J’ai donc grincé un peu des dents pendant une partie du récit mais ça n’était pas déplaisant, notamment le style graphique de Christian Ward qui va bien avec ce personnage.

Dans Down the Rabbit Hole, on suit le duo Tweedledee – Tweedledum, deux sous-fifres pas très malins du Mad Hatter. Je trouve qu’en deux fois dix planches, on arrive à nous faire quelque chose de poignant avec cette paire qui n’a pas inventé l’eau chaude, avec une forme de critique de la société américaine et de la complexité pour des gens pas très malins et pas aidés par autrui de s’en sortir.

Stigma est écrit par Ram V et j’avoue que ça se sent. Cette histoire de tueuse amnésique qui mort et qui renait m’a plu, avec ce jeu sur les souvenirs. C’est très joliment mis en scène en trois fois dix planches dans un style particulier et bien adapté par Anand Rk. Et on y croise un Simon Saint que je trouve toujours aussi détestable.

On a aussi trois épisodes en dix planches pour Eternity in Gotham. Une enquête mettant en scène un personnage avec des pouvoirs bien particuliers. Cette histoire est une nouvelle occasion de ressortir un personnage un peu obscur des archives de l’éditeur : Kid Eternity. J’ai trouvé l’intrigue assez bien tournée et le personnage principal ne manquait pas d’intérêt.

La troisième section de l’ouvrage s’intitule « Bold Batman Team-Ups… » et ça démarre avec Cold Shoulders où Batman s’associe à Flash pour contrer une alliance Mister Freeze / Captain Cold. Ça dure une vingtaine de planches, ce qui permet à l’intrigue de se développer assez pour fonctionner plutôt bien.

L’homme chauve-souris fait ensuite équipe avec Aquaman dans The Sea Beyond, pendant une vingtaine de planches. J’ai trouvé ça pas mal… sauf la caractérisation de Mera qui est un peu aux fraises, c’est dommage.

A nouveau vingt planches pour Statecraft avec cette fois Black Adam. Par contre, on n’est plus vraiment dans le team-up mais plutôt dans la confrontation. Et ça se tape joyeusement dessus, alors que, comme trop souvent dans les comics de super-héros, si ça prenait un peu le temps de discuter sereinement ça s’éviterait bien des soucis. Après, je dois bien avouer que Black Adam a de façon générale un peu tendance à taper d’abord et à éventuellement discuter après, c’est dans sa caractérisation telle que je la connais. En tout cas, la « discussion » entre Black Adam et Batman est intéressante et c’est assez joli à regarder.

Pour Right Answer, Wrong Question, c’est The Question qui fait équipe avec le Chevalier Noir, le temps d’une dizaine de planches. Une petite enquête qui concerne… Bruce Wayne. Le récit est court mais il est amusant de voir The Question réaliser que pour avoir une réponse intéressante et utile, il faut poser la bonne question.

Dans la dizaine de planches de Bending the Rules, on retrouve Plastic Man. Un personnage que j’ai peu croisé mais que j’ai souvent apprécié. Le récit est court mais bien sympathique, avec un Plastic Man qui sait convaincre Batman de ne pas être trop dogmatique.

Pour Some Things Remain, c’est Alfred Pennyworth qui mène l’enquête. Ça ne dure que dix planches, mais c’est toujours un plaisir de retrouver ce personnage. Et je trouve toujours intéressant qu’il reste mort dans la continuité principale, alors que l’éditeur n’hésite pas trop à ressusciter des personnages d’habitude, tout en continuant à revenir régulièrement sur scène

Enfin, c’est Etrigan qui s’y colle dans Blood In, Blood Out, le temps d’une dizaine de planches. La brièveté du récit le rend un peu bordélique, mais j’aime bien Etrigan, notamment avec sa manie d’essayer de parler en vers.

Le recueil se termine sur une ultime section intitulée A Knight in Gotham, composée du seul On his Worst Nights. Ses quatre planches en font un récit un peu frustrant par sa brièveté, d’autant plus qu’il est plaisant de voir Riley Rossmo dessiner Batman.

En guise de bonus, on a droit à une douzaine de couvertures variantes assez variées et plutôt plaisantes à voir.

Ce volume est donc une espèce de gros fourre-tout reprenant des récits assez courts et donc parfois un poil frustrant parce qu’on aimerait en avoir plus. De fait, ça produit surtout des histoires assez anecdotiques mais plaisantes à lire entre deux récits plus longs. Et dans certains cas, j’y ai même trouvé des choses vraiment intéressantes.

Batman : Urban Legends – Volume 4
écrit par Guillaume Singelin, Tim Seeley, Kenny Porter, Che Grayson, Christian Ward, Sam Johns, Ram V., Mahole Mashigo, Ryan Cady, Joey Esposito, Alex Paknadel, Josh Trujillo, Henry Barajas & Dan Watters
dessiné par Guillaume Singelin, Juan Ferreyra, Baldemar Rivas, Alberto Jiménez Alburquerque, Serg Acuña, Christian Ward, Karl Mostert, Anand Rk, Arist Deyn, Gleb Melnikov, Amancay Nahuelpan, Guiseppe Camuncoli, Jason Howard, Rosi Kämpe & Riley Rossmo
encré par Scott Hanna & Cam Smith
colorisé par Alejandro Sanchez, David Baron, Ivan Plascencia, John Pearson, Luis Guerrero, Alex Guimarães, Jordie Bellaire, Sebastian Cheng, Marissa Louise & Trish Mulvihill
lettré par Becca Carey, Tom Napolitano, Josh Reed, Steve Wands, Aditya Bidikar, Saida Temofonte, Troy Peteri, Pat Brosseau, Ariana Maher, William Schubert & AndWorld Design
éditions DC Comics
293 pages

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