Le retour du sorcier, de Karen Miller

Après quelques mois d’attente voici la suite du Mage du prince de Karen Miller, deuxième volume qui clôt le diptyque de la prophétie du royaume de Lur. Pour une fois on a une série qui se finit rapidement au lieu de s’étendre indéfiniment, avec des volumes dont les parutions deviennent de plus en plus rare (non, George R. R. Martin n’est absolument pas visé par ceci).

La Voie des ombres, de Brent Weeks

Encore une nouvelle série, mais en trois volumes seulement, promis. Commençons donc avec ce premier roman, La Voie des ombres, par lequel Brent Weeks débute sa trilogie sur L’ange de la nuit.
Azoth est un garçon des bas-fonds de Cénaria, cité soit-disant gouvernée par un roi mais où le pouvoir réel est exercé par un conseil représentant les différentes mafias locales. Pour pouvoir se nourrir et éviter les brimades des plus âgés que lui Azoth parcourt inlassablement les quartiers pourris à la recherche d’un peu de petite monnaie tout en espérant réaliser un jour son rêve : devenir l’apprenti de Durzo Blint, le meilleur des pisse-culottes.

Vélum, d’Hal Duncan

De temps à autre on tombe sur un livre dont on serait bien en peine de définir simplement le genre. Vélum est de ceux là. Ce premier roman de l’écossais Hal Duncan est la première partie du dyptique « Le livre de toutes les heures », dont la suite, Encre, est prévue pour l’automne 2009.
Résumer ce roman est presque aussi ardu que de se prononcer sur son espèce. Dieu n’étant plus là les anges et autres amortels se battent pour le pouvoir. Les belligérants se rangent pour la plupart en deux camps. Mais certains amortels refusent de choisir et veulent rester en marge du conflit s’attirant donc la réprobation, voir la répression, des autres.
On suit ainsi quelques amortels qui choisissent la fuite, essayant d’échapper à cette guerre qui ne veut pas dire son nom. Et c’est là qu’intervient le Vélum. On pourrait dire qu’il s’agit du substrat sur lequel sont écrits tout ce qui est, a été, sera, pourrait être, etc. Bref toutes les réalités s’y trouvent et nos amortels fugitifs sautent d’une histoire à une autre, tentant de semer leurs poursuivants. On a ainsi un récit qui change régulièrement de direction et de tonalité.
Velum pocheC’est un peu là la principale qualité mais aussi le principal défaut du livre. Dans l’ensemble les styles adoptés sont bien maitrisés par Duncan mais inévitablement tous ne m’ont pas autant plu. Mon passage préféré est probablement celui qui se rapproche un peu du récit lovecraftien. Curieusement on y croise aussi de la mythologie sumérienne, que j’ai récemment rencontré dans Snow Crash de Neal Stephenson.
La forme du livre est aussi particulière car l’on alterne divers récits, se passant dans différents lieux, différentes époques et différents mondes, certains personnages sautant de l’un à l’autre. Voila un ouvrage qui demande un minimum d’attention de la part du lecteur et qu’il vaut mieux ne pas lire en regardant la télévision.
J’attends la suite avec un certain intérêt, ne sachant toujours pas quelle est la finalité de l’ensemble. J’espère que Encre me donnera une réponse satisfaisante.
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Vélum (Vellum)
de Hal Duncan
traduit de l’anglais par Florence Dolisi
illustration de Daylon (grand format) Bastien L. (poche)
Collection Lunes d’Encre (grand format) Folio SF (poche)
Editions Denoël (grand format) Gallimard (poche)
688 pages (grand format) 832 pages (poche)
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Le bouclier du tonnerre, de David Gemmell

Nous revoilà chez Gemmell avec ce deuxième volume de sa trilogie Troie. Dans Le bouclier du tonnerre on voit la situation évoluer peu à peu jusqu’au déclenchement des hostilités entre Troie et les Achéens.

Jeu de nains, de Terry Pratchett

Le Pratchett nouveau est arrivé. Intitulé Jeu de nains ce nouvel opus des annales du Disque-Monde revient une nouvelle fois au sein du Guet sous la direction de l’increvable Samuel Vimaire, cette fois au prise avec un meurtre de nain dans les profondeurs d’Ankh-Morpork, des troubles raciaux sous le coude et un vol de tableau au musée. Sans parler d’un best-seller évoquant un secret caché dans le dit tableau.

Le seigneur de l’arc d’argent, de David Gemmell

Pour ceux qui n’aurait jamais entendu parler de David Gemmell disons rapidement qu’il fut l’un des principaux auteurs anglais de fantasy de ces trente dernières années, son œuvre étant essentiellement axée sur des romans d’action menés tambour battant. La trilogie Troie fut sa dernière série, Gemmell quittant ce monde avant d’avoir pu terminer l’écriture du dernier roman lequel a donc été complété par sa femme Stella.

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Acacia, de David Anthony Durham

Le Pré aux Clercs semble décidé à frapper fort en cette fin d’année avec ce roman de David Anthony Durham. Acacia pèse 670 pages, écrit petit et ce n’est que le premier volume. Le tout livré sous couverture de Didier Graffet, avec quatre petites vignettes au dos représentants les quatre personnages centraux de ce roman. L’éditeur s’est aussi fendu d’un site pour l’occasion. Même le prix est relativement faible pour une telle épaisseur de papier. Bref tout semble fait pour faire de ce livre la nouvelle locomotive de la collection. Mais est-ce que cela vaut la peine de s’engager dans un n-ième premier volume d’une série dont on ignore encore combien de livres elle comptera ?
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Le Mage du Prince, de Karen Miller

Il y a des jours où j’ai l’impression de commencer plus de nouvelles séries que je n’en termine. C’est très certainement la faute à des auteurs comme Robert Jordan, George R. R. Martin et autre Steven Erikson. Du coup je fait un peu plus attention à la longueur des séries auxquelles je m’attaque, quoiqu’il m’arrive parfois une rechute comme dernièrement avec Acacia de Durham. Tout ça pour dire que Le mage du prince, de Karen Miller, est le premier volume d’un diptyque. Je n’aurai donc point besoin de m’enfiler quinze pavés de mille cinq cents pages chacun pour connaître le fin mot de l’histoire.

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